17.07.2019, 11:00

«Vert de rage», Josiane Balasko, Daraya, les bons plans de Lea Gloor

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«Vert de rage», Josiane Balasko, Daraya, les bons plans de Lea Gloor

Culture Des townships de Johannesburg à la banlieue de Damas en passant par la France profonde, découvrez les bons plans de notre journaliste.

Engagé

Le saviez-vous, il y a aussi des pyramides en Afrique du Sud. Contrairement à celles d’Egypte, elles ne renferment aucune momie, mais tuent des milliers de personnes à petit feu. C’est ce que révèle Martin Boudot dans «Afrique du Sud: townships toxiques», un documentaire consacré aux déchets de l’industrie aurifère.

Avec «Paraguay: les cultures empoisonnées» et «Indonésie: le fleuve victime de la mode», il forme un triptyque engagé, «Vert de rage». Soutenu par des scientifiques, le journaliste d’investigation – il a notamment bossé pour «Cash Investigation» -, joue au laborantin en documentant les contaminations dont sont victimes les populations. Une façon de les armer face aux industriels et de nous sensibiliser.
Martin Boudot, «Vert de rage», France télévision

Enlevée

Elle a joué dans près de cent longs-métrages et la scène est sa seconde maison. Les histoires, Josiane Balasko, ça la connaît. Dans «Jamaiplu», elle en propose huit d’un coup, de la chronique fantaisiste au thriller fantastique. Celle qui a écrit certaines des répliques les plus fameuses du cinéma français y donne la parole à ceux que l’on entend rarement, les animaux et les plantes.

Du théâtre, elle garde le goût des répliques qui fusent, du cinéma les images qui claquent. Derrière l’écriture enlevée, la personnalité de l’auteure se dessine, un brin moqueuse, toujours bienveillante. On savoure ses nouvelles comme on croque dans un sablé au citron; les miettes acidulées fondent sur la langue et on chipe le suivant.
Josiane Balasko, «Jamaiplu», Pygmalion, 2019

Enterrés

Les livres comme «arme d’instruction massive». La formule a de quoi faire jubiler n’importe quel prof de français. A Daraya, une banlieue de Damas assiégée, bombardée et affamée pendant quatre ans par le régime de Bashar al-Assad, les rebelles l’ont faite leur. Des décombres, ils ont extrait des livres et les ont réunis dans une bibliothèque souterraine.

Jusqu’à l’exil au nord du pays en 2016, les ouvrages seront une bouffée d’oxygène, une source d’espoir, de réconfort et d’inspiration pour une Syrie plus juste. C’est ce combat que raconte la journaliste franco-iranienne Delphine Minoui dans «Les passeurs de livres de Daraya», fruit d’une correspondance digitale avec ces idéalistes. Edifiant.
Delphine Minoui, «Les passeurs de livres de Daraya», Seuil, 2017

 


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