26.05.2019, 11:11

La Fête de mai chaux-de-fonnière, arrosée mais toujours appréciée

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Première manifestation populaire et intergénérationnelle organisée à la fin de l'hiver, la Fête de mai attire des milliers de badauds.

Société La 37e Fête de mai chaux-de-fonnière, célébrant les vins de la Ville, a attiré quelque 18 000 personnes malgré plusieurs orages diluviens.

Veni, vidi, vici. Samedi, nous avons réussi à quitter la Fête de mai sans appareil à raclette circulaire, statuette africaine ou barbie échevelée. Mais ce ne fut pas le cas de tout le monde. Parmi les 18 000 badauds, nombreux sont ceux qui ont ramené chez eux ce que d’autres ne voulaient plus.

«Ça a super bien marché! Nous avons quasiment tout vendu entre 8h et 10h du matin», confiaient Bill et Delphine, qui participaient pour la première fois, comme une dizaine d’autres Loclois, à l’immense vide-grenier. «Les professionnels, antiquaires et brocanteurs, sont là de bonne heure pour emporter les lots les plus intéressants», notaient-ils. 

Une deuxième vie

Parmi les «pros», certains étaient là dès 6h30. Et ils avaient de quoi faire avec les quelque 276 stands disséminés dans la vieille ville. «On pourrait encore élargir, mais ça n’aurait pas forcément du sens», expliquait Pascal Buhler, président du comité organisateur. Première fête populaire et intergénérationnelle organisée à la fin de l’hiver, «la Fête de mai, c’est aussi et surtout l’occasion de retrouver des connaissances après notre longue période d’hibernation», rigolait Louise.

Comme elle, Jeanne, qui vivait son baptême du feu de pucière, relevait l’ambiance particulièrement conviviale, malgré les quelques orages qui ont arrosé la manifestation. «C’est crevant, parce que c’est du boulot et qu’on doit se lever tôt, mais c’est super sympa. Peu importe si je vends mes objets pour un prix dérisoire. Ce qui compte, c’est aussi les remettre dans le circuit, leur offrir une deuxième vie.» Une collaboration avec Vadec et Emmaüs permettait en outre à ceux qui le souhaitaient, de ne pas repartir chez eux avec leurs invendus.

«Déjà assez de chenit chez moi!»

Ce méga marché aux puces, on finit par s’y promener comme dans un musée, où les stands sont des natures mortes, reflets de notre société de consommation. «C’est drôle comme on retrouve des jouets de notre enfance devenus aujourd’hui des antiquités. Et pourtant, c’est du plastique!», s’amusait Christian. Les époques s’y télescopent.

On trouve de la ferronnerie, des tasses en porcelaine, des objets de bois sculptés et des gadgets en plastique à gogo. De quoi donner le tournis, à l’heure où nos armoires débordent. Certains, comme Lionel et Benjamin, étaient venus déterminés. «Mon but, c’est de ne rien acheter, j’ai assez de chenit chez moi! Mais on ne sait jamais, on peut tomber sur un objet improbable…»

On l’a trouvé, cet objet improbable. Dans la brocante nomade Crânes d’ange, accueillie dans l’Antre de Julie Houriet, rue des Sagnes, on a déniché un «Pulsocon», authentique «vibrateur thérapeutique» à manivelle des années 1920. Il était 15 heures. Et il avait échappé aux antiquaires.
 


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