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Tom est mort, les ventes ressuscitent!

09 sept. 2007, 12:00

727. Le nombre de romans qui ont débarqué dans les librairies à l'occasion de la rentrée littéraire impressionne. Etant ni boulimique ni anorexique du papier relié, cette peufnée de nouveaux ouvrages me coupe l'appétit. Comment choisir? Chez les éditeurs, la question se pose de manière à peine différente: comment vendre?

Cette année, notre secours est dans le nom de? Marie Darrieussecq. Auteure du roman «Tom est mort», elle se trouve au centre d'une vive polémique. La raison? Une autre femme écrivain, Camille Laurens, l'accuse de «plagiat psychique». La vilaine Marie se serait fortement inspirée de «Philippe», un récit publié il y a douze ans qui raconte la mort d'un enfant. Si Marie Darrieussecq n'a pas connu cette douloureuse épreuve, Camille Laurens oui. Et pour celle qui se sent lésée, il est inconcevable de coucher une histoire sur papier sans l'avoir vécue. Plagiat, thème de la mort infantile et question philosophique de la légitimité d'écrire: le monde littéraire redécouvre l'explosif.

En temps normal, dégoter LE bouquin parmi la multitude de nouveaux écrits revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. Et si pour l'aiguille, il suffit de mettre le feu au foin et passer ensuite un aimant dans les cendres, pour le livre, l'exemple de cette année, s'il est avéré, montre qu'il suffit de lancer une polémique et d'attendre les retombées.

Pour preuve, «Tom est mort» figure déjà dans le Top-10 des ventes de la Fnac.

P.S.: Le truc du foin revient à l'écrivain Bernard Werber. Le plagiat ça fait vendre, non?

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