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Ski leur manquera camp ils seront grands...

09 mars 2007, 12:00

Dans l'obscurité, ses yeux brillaient comme une promesse: danser un slow avec elle, accompagné par la guitare d'«Hotel California». J'allais la toucher, peut-être la serrer, poser ma tête au creux de son épaule. Elle s'appelait Isabelle et n'avait pas beaucoup plus de 10 ans. C'était à Zinal.

Le soir, la nuit, dans le dortoir des garçons. La fatigue - quelle fatigue? - était chassée à coups de chuchotements, lampes de poche, fous rires, sugus, plaisanteries de pré-adolescents. Intervention d'un prof. A-t-on idée de sortir à pieds nus dans la neige? Celle de Veysonnaz.

Cinq jours loin du foyer protecteur. Peut-être pour la première fois. Alors on se prend en charge. Au figuré comme au propre: le corps meurtri par les pentes dévalées tout au long de la journée, que le chemin du retour me semblait long à Haute-Nendaz!

Et puis le déplacement en car («Silence, on tourne!», lançait année après année mon copain André dans les virages valaisans), les corvées de table, les soirées. Et puis le ski, les groupes, les moniteurs, la montagne, la peau qui brunit, les doigts qui disent le froid...

Cette année, comme d'autres, des élèves ne sont pas partis en camp de ski. Supprimé, faute d'argent, ont-ils dit. L'avalanche d'arguments de ces messieurs-dames ne justifiera jamais cette glissade, que dis-je, cette lugée éducative.

Ces messieurs-dames aiment-ils vraiment les enfants? / pho

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