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Santé: voilà ce qui sort vraiment de votre bouche et de votre nez quand vous éternuez

Une chercheuse du MIT a demandé à deux "cobayes" d'éternuer plus de 50 fois devant une caméra capable de filmer au super-ralenti. Son but? Etudier la façon dont les germes se propagent dans l'air. C'est donc très sérieux. Mais, à voir, c'est surtout très dégoûtant et un peu inquiétant.

27 nov. 2015, 14:52
/ Màj. le 27 nov. 2015 à 15:12
Les chercheurs s'intéressent de très très près à tout ce qui quitte notre corps au moment de l'éternuement.

- "Qu'est-ce que tu fais comme boulot?"

- "Je suis chercheuse.

- "Ah? Et sur quoi tu bosses?"

- "Sur la moque et les éternuements."

Vous pourriez tout à fait avoir ce genre de conversation, au coin d'un bar, avec Lydia Bourouiba, qui travaille au célébrissime Massachusetts Institute of Technology (MIT). 

Cette jeune femme s'intéresse de très près à la dynamique des fluides dans la transmission des maladies. Pour sa dernière expérience, elle a recruté deux cobayes bien enrhumés et leur a demandé d'éternuer plus de 50 fois face à une caméra ultra-rapide capable de filmer au super-ralenti, histoire de voir comment la salive et le mucus se propagent dans l'air.

Et le résultat, d'un esthétisme certain, est à la hauteur de ses attentes. Elle a confié à la BBC que ces images allaient lui permettre de modéliser ces flux et, partant, de pouvoir plus facilement les contrôler, limitant ainsi la propagation de nombreuses maladies.

Lydia Bourouiba n'en est pas à son coup d'essai. Et on peut dire que chez elle, la moque est une véritable passion. Dans de précédents travaux, elle s'était "amusée" à mesurer très précisément la taille des gouttes produites par nos éternuements. Mais il lui manquait une étape essentielle: le comportement de ces gouttes à la sortie du nez et de la bouche. "Je voulais savoir comment ces gouttes se formaient et comment elles se propageaient dans l'air. Je suis donc remontée à la source."

Et, ce qui apparaît à nos yeux de béotiens comme quelque chose de simplement dégoûtant, devient, dans la pupille d'une spécialiste, fascinant.

Au point de vouloir franchir une nouvelle étape. Et de filmer ces mêmes éternuements bien nourris à l'aide de 9 caméras pour pouvoir modéliser la chose en 3D. 

On se réjouit déjà de voir le résultat et de vous en faire profiter. 

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