Produits nocifs dans les vêtements "bio" de Coop et Migros

Une nouvelle enquête de Greenpeace vise les produits textiles de Coop et Migros. Les analyses montrent, selon l'ONG «qu'aucun des vêtements des marques Migros et Coop ne sont exempts de substances nocives».

13 févr. 2013, 09:00
migros

Après Charles Vögele, Mammut et Transa, au tour de Migros et Coop d’être épinglés par Greenpeace et sa campagne Detox. Les analyses commandés par l’ONG montrent qu’aucun des vêtements des marques Migros et Coop testés ne sont exempts de substances nocives. Plus surprenant des polluants chimiques ont été trouvés dans les T-shirts des marques bio maison de Migros (Eco-Standard) et de Coop (Naturaline) dans des concentrations de 100mg/kg. 

Selon Greenpeace, les tests ont porté sur quatre vêtements des marques Migros et trois des marques Coop. D’après les étiquettes, ils ont été fabriqués en Chine, en Inde et en Bosnie. Il s’agit de trois T-shirts, d’un pantalon de jogging, d’une blouse, d’une chemise et d’une veste de pluie pour enfant. 

Des phtalates mais aussi des ethoxylates de nonylphénol (NPE) ont été trouvés dans six des sept articles testés. Les NPE se transforment en nonylphénosl (NP), une substance toxique persistante qui perturbe le système endocrinien.  

Greenpeace milite pour des textiles fabriqués sans substances toxiques. En 2011, l’organisation de protection de l’environnement a démontré que l’industrie textile empoisonnait les fleuves chinois avec des produits chimiques.

Dans son communiqué, Greenpeace précise que Coop «a d’ores et déjà reconnu sa responsabilité et s’est engagée à collaborer avec ses fournisseurs pour produire des vêtements sans toxiques. L’entreprise est en train d’établir un catalogue de mesures.»

Pour l’ONG, « Migros doit elle aussi s’engager de toute urgence pour une production responsable».