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Les vétérinaires, les médecins et leurs clients

16 juin 2008, 12:00

«Quand un vétérinaire ne peut pas attraper son client, il n'y a pas grand-chose de grave à craindre», écrivait James Herriot, dans ses souvenirs de jeune vétérinaire pratiquant dans le Yorkshire des années d'avant-guerre, au temps où on ne nourrissait pas encore les ruminants avec des farines animales. Nous vous en recommandons la lecture, c'est tout à fait réjouissant. Revenons à nos moutons, c'est-à-dire les médecins. Eux, ils n'ont pas besoin de courir après leurs clients, vu que ce sont les clients qui accourent chez eux. Pour des maux parfois hélas bien réels, mais aussi parfois imaginaires, et qui à force d'être imaginaires en deviennent réels. Vu le stress suscité par les médias, entre autres. Il est aujourd'hui impossible de lire n'importe quel journal, de regarder la télé ou d'écouter la radio sans qu'on nous rabatte les oreilles de tout un tas de sales maladies, en nous affirmant bien haut que si nous n'en souffrons pas sur l'heure, cela ne saurait tarder, même en mangeant nos cinq portions quotidiennes de fruits et légumes. Les médecins font avec, outre les nombreuses autres tâches qu'ils doivent accomplir, comme par exemple remplir un max de paperasse. Certains d'entre eux doivent trouver rafraîchissants des clients tels que ce brave Loclois, qui s'était rendu chez son toubib pour un examen de routine. Chose faite, l'homme de science lui demande: «Vous buvez bien un verre de temps en temps, quand même?» Notre Loclois: «Non non, docteur, inutile d'ouvrir une bouteille pour moi!»

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