Le marché des produits de snacking pèse 355,8 milliards de francs au niveau mondial

La marché des produits de snacking a crû de 2% entre 2013 et 2014. Les consommateurs ont dépensé 355,8 milliards de francs dans ce secteur.

30 sept. 2014, 16:39
L'Europe se délecte majoritairement de confiseries.

Le marché des produits de snacking (bonbons, chocolat, chips, sandwichs, yaourts à boire, etc.) continue de prospérer. Il a crû de 2% dans le monde entre 2013 et 2014, particulièrement dans les pays en développement.

Sur l'année écoulée, les consommateurs ont dépensé 374 milliards de dollars (355,8 milliards de francs) dans cette catégorie de produits, soit une croissance de 2%, selon une étude du cabinet Nielsen publiée mardi.

Si l'Europe (167 milliards de dépenses) et l'Amérique du Nord (124 milliards) restent les régions les plus friandes de ces petits plaisirs salés et sucrés, les ventes augmentent particulièrement dans les régions en développement, observe Nielsen.

"Asie-Pacifique (46 milliards), Amérique latine (30 milliards) ont respectivement augmenté de 4 et 9%, tandis que les ventes au Moyen-Orient/Afrique ont augmenté de 5%", précise le cabinet d'étude dans un communiqué.

En termse de produits consommés, chaque zone géographique affiche ses préférences. L'Europe (46,5 milliards de ventes) et le Moyen-Orient/Afrique se délectent majoritairement de confiseries, tandis que l'Amérique latine affiche son goût pour les biscuits et petits gâteaux qui représentent un quart de leurs achats. Les gourmandises salées représentent plus d'un cinquième des ventes en Amérique du Nord (27,7 milliards), alors que l'Asie-Pacifique penche davantage pour les snacks glacés.

Progression des en-cas salés

Parmi les catégories les plus dynamiques, les en-cas salés (galettes de riz ou chips) progressent fortement, de même que ceux à base de viande ou les produits frais comme les yaourts.

"Certains grignotages non sucrés faisant office de substituts de repas sont en forte croissance, ce qui va de pair avec une prise de conscience des consommateurs et les considérations autour de la santé", déclare Susan Dunn, vice-présidente exécutive chez Nielsen.

Même si "les gâteaux et les confiseries représentent toujours la majorité des ventes, davantage d'innovations dans les univers du snacking sain et du grignotage nomade sont nécessaires pour s'adapter à cette évolution dynamique", ajoute-t-elle.

Côté consommateurs, 18% des 30'000 personnes interrogées par Nielsen, déclarent que les fruits frais sont l'en-cas qu'ils choisiraient en priorité. Le chocolat arrive juste derrière (15%), suivi des yaourts (6%), du pain et des sandwichs (6%). En France, c'est le chocolat qui arrive en tête (21%) devant les fruits (12%).

"La dualité du grignotage est frappante: les consommateurs veulent s'assurer une bonne santé et, d'un autre côté, les propositions de gourmandise et de plaisir sont toujours plus fortes", fait remarquer Mme Dunn.