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La reine Silvia: ni couronne ni légitimité

06 sept. 2007, 12:00

Elle bat la campagne, Silvia. Depuis la rentrée politique, elle écume les halles de gymnastique de l'arrière-pays et remplit les salles paroissiales en répondant aux demandes des candidats du premier parti de Suisse. On invite Silvia - l'épouse de Christoph - car elle aimante les foules. Comme en début de semaine, à Cham près de Zoug. Ce soir-là, et comme d'habitude, les murs sont couverts des fameuses affiches bêlantes. Les cors des Alpes s'interrompent pour l'entrée de la reine. En bonne mère, elle raconte ce qu'on attend d'elle: son parcours, dans l'ombre de son mari, ses quatre enfants. Elle plaît, Silvia. Elle dit, par exemple: «Si la femme veut travailler, c'est à la famille de subvenir à l'éducation des enfants. Car celui qui paie lui-même mise sur la qualité». Applaudissements.

A l'heure des questions, quelques électeurs se permettent de juger l'affiche électorale «primitive» ou «enfantine». Mais elle connaît sa leçon, Silvia: «On dit qu'une publicité rencontre le succès lorsque les gens en parlent», récite-t-elle. Avec un discours aussi «attendrissant» et une pub aussi démagogique, le parti des bergers, celui qui sort les moutons «pas comme eux» de son pré carré, réussit à faire parler de lui.

Le 4 octobre 1969, Silvia a épousé Christoph, mais aussi une cause. Sans légitimité aucune, elle dispense la bonne parole dans les villages, elle évoque l'intimité du tribun, elle expose ses vues sur la femme. Et si elle restait dans son château, aux fourneaux?

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