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La pierre, un bon métal

Le curling est une valeur sûre dans le décompte des médailles. La Suisse est déjà montée trois fois sur un podium olympique La Fédération internationale a annoncé hier que quatre autres fondeurs ont été interdits de course durant cinq jours pour un «taux d'hémoglobine trop élevé», à deux jours de la première course des Jeux. Huit fondeurs avaient écopé jeudi de la même interdiction pour les mêmes raisons. Ces quatre fondeurs sont les Russes Nikolaï Pankratov et Pavel Korosteljev, le Croate Alen Abramovic et l'Ethiopien Robel Teklemariam. Comme jeudi, la FIS précise que ces interdictions «ne sont pas des sanctions» mais ont pour but «de protéger la santé des athlètes».

11 févr. 2006, 12:00

La Suisse cultive avec le curling une relation particulière, empreinte de victoires, de triomphes et de... médailles. Nos représentants ont en effet pris l'habitude de ramener du métal au pays. Trois fois, déjà. De l'or, de l'argent et du bronze. Seul le Canada a fait mieux avec quatre médailles. A priori, les deux équipes de Suisse paraissent en mesure de confirmer cette tradition. «Toutes deux ont le potentiel pour monter sur le podium, confirme Beat Jäggi, chef d'équipe. On peut déjà être sûr d'une chose: à Turin, nous avons bien les deux meilleures formations suisses. La preuve, toutes deux sont en tête de leur championnat.»

Au classement mondial, une référence à prendre, bien évidemment, avec les précautions d'usage, les filles figurent au cinquième rang et les garçons à la septième place. La hiérarchie est emmenée, respectivement, par les Etats-Unis et le Canada.

Les filles: l'équipe du CC Flims est emmenée par Mirjam Ott, médaillée d'argent à Salt Lake City. «Elle a encore été championne d'Europe, deux fois vice-championne dans cette même compétition, énumère Beat Jäggi. Ici, il n'y a que l'or qui l'intéresse.» On en prend acte, d'autant que le groupe figure parmi les favoris de la compétition. «Il sera difficile de nous battre» poursuit-il. «Nous figurons parmi les cinq meilleures équipes, estime également Pierre-Yves Grivel, son assistant. Nous avons terminé sur le podium des championnats d'Europe. A cela, il faut encore compter avec le Canada et les Etats-Unis. Je dis toujours qu'au curling, il y a deux compétitions bien distinctes. La première, c'est le round robin où chacun s'affronte. La seconde, ce sont les demi-finales où là, tout est ouvert. Quand on est dans le dernier carré, on rêve tous de décrocher l'or.»

Les garçons: c'est à St-Galler Bär que revient l'honneur de représenter la Suisse sur les pistes de la patinoire de Pinerolo. «Par rapport aux filles, la concurrence est un peu plus relevée. Ils devront compter avec six ou sept adversaires réputés» explique Beat Jäggi. Les noms, eux, ne varient guère. On retrouve le Canada, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les représentants nordiques. «La tâche s'annonce plus difficile pour les garçons, acquiesce Pierre-Yves Grivel. Mais cette même équipe a été vice-championne du monde en 2003. S'ils sont en forme, ils peuvent décrocher un billet pour les demi-finales. Et ensuite...» Patrick Hürlimann, le coach des garçons, se gardera bien de le contredire. Lui qui a été sacré champion olympique à Nagano transmettrait volontiers le relais aux Saint-Gallois. «Le grand favori, c'est le Canada, estime-t-il. Derrière, il y a cinq équipes, parmi lesquelles la Suisse, qui se tiennent de près. Pour tous les joueurs, il s'agira d'une première expérience. D'autres nations ont déjà participé aux Jeux deux ou trois fois. Mais il n'y a pas de règle en la matière. Depuis trois ou quatre ans, l'équipe dispute les compétitions les plus importantes et les plus relevées. Il ne s'agit donc pas de néophytes.»

Dans le clan suisse, de toute façon, on n'évoque rien d'autre qu'une, voire deux médailles. «Le reste, on n'y pense même pas» lâchent-ils quasiment en choeur. / CSP-Le Nouvelliste

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