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La jeunesse du coeur

Henriette et Marius Therville, 97 et 95 ans respectivement, ont franchi hier dans l'intimité le cap des 75 ans de mariage, les noces d'albâtre, à Cluny (Saône-et-Loire) où ils demeurent.

11 oct. 2006, 12:00

«On est comme tout le monde: on a eu nos maux, nos ennuis. Nous sommes restés côte à côte, nous avons fait notre vie ensemble», a confié Henriette, qui dit avoir «le coeur encore jeune».

Le couple ne fait rien de particulier pour cet anniversaire, contrairement à 2001, où toute la famille s'était réunie pour leurs noces de platine. «Nous sommes un peu fatigués et mon mari est invalide», a ajouté Henriette Therville.

«Ce qui est important et suffit à nous rendre heureux, c'est de pouvoir vivre à notre âge de façon indépendante dans notre maison, avec une aide», estime Henriette.

Surmonter la déportation

Marius, bourrelier, l'a épousée le 10 octobre 1931 à Chissey-lès-Mâcon. Il a travaillé jusqu'à 70 ans, aidé par sa femme pour la gestion. Le couple a eu deux filles, six petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

L'épisode «le plus dur» qu'ils ont traversé a été la déportation de Marius entre fin 1943 et avril 1945 au camp nazi de Buchenwald, à la suite d'une dénonciation. «J'ai dû fermer boutique. J'avais une fille alors âgée de 10 ans, il fallait continuer de vivre pour elle, explique Henriette Therville. Cela nous a aussi soudés». / afp

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