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L'UBS s'envole

Le géant bancaire a réalisé un nouveau bénéfice record de plus de 14 milliards en 2005. Et l'exercice actuel est déjà qualifié de «prometteur» L'UBS a réalisé une nouvelle performance de choix l'an passé. Tirant notamment profit de cessions, le numéro un bancaire suisse et premier gestionnaire mondial de fortune privée a vu son bénéfice net s'envoler de 75% au regard de 2004, à 14,029 milliards de francs.

15 févr. 2006, 12:00

«A l'image de 2004, nous avons atteint un nouveau niveau record», a commenté hier à Zurich le patron de l'UBS Peter Wuffli, visiblement ravi. La vente des filiales Ferrier Lullin & Cie, Banco di Lugano, Ehinger & Armand von Ernst et GAM à l'établissement zurichois Julius Baer a contribué au bénéfice net à hauteur de 3,70 milliards de francs.

Attentes dépassées

Les participations industrielles ont elles rapporté 512 millions de francs. Hors exceptionnels, le résultat net s'est inscrit à 9,844 milliards de francs, bondissant de 28% au regard de l'année précédente.

La banque a aussi dépassé les attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de près de 13,5 milliards de francs. L'afflux net d'argent frais s'est envolé de 80% à 148 milliards de francs. Ce montant reflète essentiellement la santé «exceptionnelle» des activités de gestion de fortune en matière de collecte de fonds, avec des entrées à hauteur de 95,1 milliards de francs, contre 60,4 milliards en 2004.

Les affaires ont été particulièrement fructueuses avec les clients apportant plus de 50 millions de francs. «L'UBS compte ainsi dans sa clientèle près de la moitié des milliardaires asiatiques». Dans cette région, l'effectif s'est étoffé de 22% à 5398 collaborateurs, alors que le nombre total des emplois a progressé de 3% à 69.569.

En Europe, la banque a aussi pu gagner des parts de marché, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni, a ajouté Peter Wuffli.

A fin 2005, le total des actifs investis atteignait 2652 milliards de francs, en hausse de 20%. Si toutes les unités d'affaires ont enregistré une croissance, celle active dans la gestion de fortune de riches particuliers (Wealth Management International & Switzerland) s'est particulièrement distinguée, avec un bénéfice avant impôts de 4,161 milliards de francs, en expansion de 20%.

L'action chute

Le bénéfice avant impôts des affaires suisses (Business Banking Switzerland) a atteint le niveau record de 2,189 milliards de francs, 9% de plus qu'en 2004.

Celui de l'entité active dans la gestion de fortune pour des clients institutionnels (Global Asset Management) a quasiment triplé, franchissant du coup le cap du milliard à 1,057 milliard.

Evoquant les prévisions pour l'année en cours, Peter Wuffli s'est dit optimiste. Les premières indications font apparaître que l'exercice 2006 a demarré de manière favorable et les opérations en préparation sont «prometteuses».

Conséquence de probables prises de bénéfice, le titre UBS, qui s'est apprécié de quelque 35 francs depuis novembre, plongeait à la Bourse suisse en début d'après-midi de 1,25% à 138,7 francs. / ats

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