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Et si nous invitions les Belges à un petit pèlerinage linguistique en Suisse?

24 nov. 2007, 12:00

Jusqu'ici la Belgique, ses frites et ses blagues faisaient plutôt rire. Mais on ne rigole plus. Les divisions linguistiques et communautaires qui déchirent ce pays ne peuvent laisser de marbre les Suisses et a fortiori les Biennois. Doit-on s'attendre ici à un tel avenir?

Bien sûr, la coopération entre les Suisses alémaniques et les Romands laisse parfois à désirer, les deux communautés se contentant bien souvent de coexister, sans trop s'occuper l'une de l'autre. Cependant, on n'a encore jamais vu le maire de Bienne Hans Stöckli se faire siffler et huer par les Alémaniques, juste parce qu'il décidait de parler français lors d'un conseil municipal ou d'une assemblée publique, comme on a pu le voir dans certaines communes de la ceinture bruxelloise.

Nos amis belges se sont déjà intéressés à Bienne: en avril 2006, le ministre fédéral belge de la santé s'était rendu dans la cité seelandaise en pèlerinage, ou du moins en voyage de découverte. Il s'agissait pour les Belges d'étudier le modèle biennois du Yucca, la brasserie pour toxicomanes. Et si Bienne et la Suisse se faisaient aussi connaître en Belgique pour leur bi ou plurilinguisme? Sans vouloir donner de leçons, nous pourrions inviter un petit groupe de Wallons et de Flamands, pour qu'ils découvrent Bienne, ses noms de rues bilingues, ses commerces et sa population (à peu près) bilingues. En espérant que nulle part en Belgique, on n'interdise plus à une communauté de parler dans sa langue.

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