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Vasco, Biko, Ronaldo

04 juin 2010, 11:00

Match d'ouverture, Johannesburg, Afrique du Sud - Mexique. La Coupe du monde débute dans une semaine. Les images se mélangent. Je me souviens m'être arrêté à Mossel Bay, quelque part entre Le Cap et Port Elizabeth. Il y avait là, face aux vagues de l'océan Indien, une stèle rappelant le passage de Vasco de Gama, premier Européen à avoir atteint les Indes en contournant le cap de Bonne-Espérance. Ses bateaux avaient fait halte dans cette baie aujourd'hui très courue des surfeurs. C'était il y a 513 ans.

Mélange des images. Celles du film «Invictus». Footballeurs noirs, rugbymen blancs. Un bienfait pour l'Afrique du Sud, oui ou non, cette Coupe du monde? Un bienfait pour l'Afrique tout entière? Merci Blatter? Paradoxe: aussi néfaste et mercantile soit peut-être cette compétition, parlerait-on autant, sans elle, de la réalité sociale de ce pays, des ghettos, de l'apartheid?

Les images se mélangent. Vasco de Gama le Portugais. Je me souviens de la formidable et chaleureuse effervescence qui a entouré la venue à Neuchâtel de Ronaldo et compagnie. Le Portugal, Lisbonne, la tour de Belém. Qu'il fait bon déambuler au pied de cette gracieuse citadelle! Contemporaine du célèbre navigateur, elle regarde en direction de l'Afrique. Des Amériques, aussi. Mélange des images. 1994. J'assiste, ému et impressionné, à la première rencontre de Coupe du monde qui se dispute dans un stade couvert. Détroit, Etats-Unis - Suisse, match d'ouverture.

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