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«Un travail de bénédictin»

Les nobles compagnies des Fusiliers et des Mousquetaires sortent un ouvrage historique retraçant les années 1906-2006. Montée au château prévue le 24 novembre Un pour Christoph Blocher, un pour Moritz Leuenberger! Deux livres ont été offerts au tribun UDC lors de sa récente visite à Auvernier. Il reste 358 exemplaires. L'ouvrage historique qui vient de paraître retrace les années 1906-2006 des nobles compagnies des Fusiliers et Mousquetaires, les deux plus anciennes compagnies de tir neuchâteloises.

26 oct. 2006, 12:00

Elles fêtent cette année six siècles d'existence. Pour ce jubilé, cinq férus d'histoire et de tir se sont plongés dans les archives pour donner un petit frère à l'ouvrage paru en 1907. Ce dernier couvre les cinq premiers siècles de la société (1406-1906).

Karim-Frédéric Marti, capitaine des Fusiliers, explique avoir «voulu donner une suite au livre que l'on connaissait. On dévoile l'histoire des deux compagnies rythmée par les événements militaires». Le format et le schéma d'origine du premier ouvrage ont été repris par le comité de rédaction. «Faire un livre, ce n'est pas une sinécure... Il s'inscrit dans la continuité de l'ouvrage du 500e. Il a une valeur symbolique», poursuit le dentiste du Landeron.

Deuxième fois depuis 1951

L'archiviste de la Ville Olivier Girardbille, auteur de trois chapitres, espère «qu'il y aura un troisième volet dans un siècle et que cet ouvrage pourra assurer notre pérennité.»

La correction a été assurée par l'ancien conseiller communal d'Auvernier Emile Amstutz, qui a aussi rédigé le chapitre consacré aux armes: «C'est très rare qu'une société de tir édite un livre. En 1951, celle du Landeron avait écrit ?Histoire véridique, militaire et légendaire du Landeron? pour financer son stand de tir.»

Les cinq membres ont apprécié «ce travail de bénédictin», pour reprendre l'expression du colonel retraité Jean-François Henrioud, qui a rédigé la liste des membres... par année sur un siècle: «La tenue des grimoires est très instructive. Au début, c'est très précis et propre, puis plus on avance dans le siècle, plus ça devient aléatoire! Il manque par exemple des procès verbaux.» Il a aussi constaté l'arrivée tardive des noms à consonance germanique et l'évolution de l'origine sociale des membres: «Il y avait beaucoup de notables au début du siècle puis des roturiers si on peut dire.»

L'archiviste de la Ville estime de son côté que «l'aspect de compagnie bourgeoise est éteint depuis 150 ans!» Bourgeois ou pas, les membres des Mousquetaires et des Fusiliers ont fêté en commun leur 600e le 30 septembre dernier... par un tir, comme il se doit.

Montée au château

Le jubilé continue avec un grand cortège prévu le 24 novembre en fin d'après-midi entre l'Hôtel de ville et le château de Neuchâtel.

Les Abbayes du Val-de-Travers, la société de Zofingue et les Armourins se joindront aux Fusiliers et Mousquetaires pour un assaut pacifique du château. La présidente du Conseil d'Etat Sylvie Perrinjaquet les y recevra. «Entre le 400e des Abbayes et nos 600 ans, ça fera 1000 ans ensemble pour la montée au château!, s'exclame le capitaine Karim-Frédéric Marti. C'est une démarche pour que des témoignages d'histoire ne tombent pas dans le néant... Ce ne sera pas une manifestation mais une reconnaissance!» / BWE

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