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Un lama tibétain prodigue son enseignement au Louverain

Le vénérable Dagpo Rimpoché prodigue ce week-end ses enseignements au centre du Louverain, aux Geneveys-sur-Coffrane. A la rencontre de ce lama tibétain réincarné.

21 nov. 2009, 08:23

«Plus que jamais, le bouddhisme peut aider les gens à se sentir mieux et à se rapprocher du bonheur.» Souriant et paisible, Dagpo Rimpoché déborde d'une paix et d'une sagesse contagieuse à qui se trouve dans la même pièce que lui.

Ce lama tibétain, âgé de 77 ans, donne ce week-end un séminairen sur le thème du potentiel humain au centre du Louverain, aux Geneveys-sur-Coffrane. Il est invité par le groupe d'étude du bouddhisme Suisse Lho gyu, qui est placé sous son autorité spirituelle.

«En vérité, plus qu'une religion, le bouddhisme est un art de vivre», explique-t-il dans sa mélodieuse langue natale, repris par une traductrice. «C'est un travail sur l'esprit et sur soi-même. Un apprentissage intérieur qui tend vers la paix de soi.»

Pour cet homme au visage rieur, reconnu très jeune comme tulkou (lama réincarné) par le dalaï-lama, le bouddhisme s'applique en toute situation et à tout le monde. «Les enseignements de Bouddha sont très ouverts, ce ne sont pas des pratiques que l'on impose, mais que l'on souhaite. J'ai l'impression qu'elles peuvent apporter la paix à de nombreuses personnes qui en ont besoin.»

Ce peut être pour gérer des problèmes sentimentaux, un travail stressant, ou simplement pour aborder la vie de tous les jours en paix avec soi-même. «Je constate que le progrès ne permet pas aux gens d'être heureux. Du moins pas tout seul. Les avancées technologiques et médicales apportent beaucoup à l'Humain. Mais nous avons du mal à le suivre sur le plan intérieur. Je ne pense pas que la technologie soit néfaste, au contraire. Le progret, mais il faut apprendre à le gérer et à bien l'utiliser.»

Pour lui, bonheur autant que souffrance dépendent principalement de la santé de l'esprit. Et c'est là que la religion bouddhiste peut être efficace. Que l'on en soit adepte ou pas.

«On peut pratiquer un certain nombre d'exercices, sur son esprit et parfois son corps, qui sont issus du bouddhisme sans pour autant adhérer à la religion», reprend-t-il. «Il y a énormément de méthodes pour apprendre du bouddhisme, mais il faut en avoir la volonté et l'envie.» Depuis 1987, ce tibétain exilé voyage à travers le monde pour donner conférences et séminaires. Il a fondé nombre de centres d'étude et de pratique en Occident et en Asie.

«De plus en plus de personnes s'intéressent à cet art de vivre et j'essaie de le transmettre du mieux que je le peux», déclare-t-il avant de poursuivre, pragmatique. «Tant que les gens voudront ces enseignements, je les donnerai. Peut-être un jour se désintéressera-t-on de cette religion et elle disparaîtra.»

Pour le moment, le tibétain espère pouvoir retourner dans son pays natal où, depuis 1949, il n'a pu passer que deux mois. En attendant, il vit en France, près de Paris, et reviendra certainement encore en Suisse à de nombreuse reprises. «C'est un pays magnifique et prospère, j'ai souvent pensé à m'y installer car j'ai de très bons contacts avec les suisses. J'aime ce pays, et je suis reconnaissant de tout ce qu'il fait pour le Tibet.» /JEB

www.lhogyu.org

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