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Un assistant social du CSP condamné

12 août 2011, 04:15

Le collaborateur indélicat du Centre social protestant de Neuchâtel (CSP), qui avait falsifié des chèques à son profit entre 2005 et 2010, comparaissait hier devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Neuchâtel. L'assistant social a été reconnu coupable d'abus de confiance et de faux dans les titres. Il a été condamné à douze mois de prison avec sursis pendant deux ans.

Une convention a été signée entre les parties sur proposition du juge lors de la précédente audience, qui s'était tenue en février dernier. L'assistant social s'est engagé à rembourser un montant de 140 000 francs au CSP plus 2,5% d'intérêts. Il devra également s'acquitter des frais de justice qui se montent à près de 3000 francs.

«Mon client a accumulé de petits montants pendant plusieurs années pour faire face à ses obligations financières. Il a acquis un immeuble ancien qui nécessitait des travaux importants. Il a dérapé et perdu le contrôle de sa situation financière», a plaidé David Lambert, l'avocat du prévenu. Si son client s'est rendu coupable de faux dans les titres, «on ne peut lui reprocher l'abus de confiance pour avoir utilisé le chéquier à son profit», a argumenté le mandataire. «Le carnet de chèques est vide. C'est simplement un outil.»

«Je suis surpris qu'on remette en cause l'abus de confiance aujourd'hui! Il n'y a pas de doute», a rétorqué l'avocat du CSP Richard Calame. «Ce carnet de chèques lui était confié pour qu'il l'utilise dans l'intérêt d'autrui. Il s'est approprié des valeurs patrimoniales et savait que c'était illégal.»

Le tribunal a finalement retenu le faux dans les titres et l'abus de confiance.

«J'émets quelques réserves sur la prise de conscience de la gravité de ses actes», a déclaré le juge Fabio Morici. «La passion pour le cheval est un goût de luxe. Pas tout le monde peut se le permettre! Le train de vie qu'il a décidé de se donner le préoccupe plus que le sort des personnes en difficultés qui sollicitent le CSP.»

Le magistrat a renoncé à une peine ferme «qui compromettrait le projet professionnel pour rembourser sa dette». L'ancien assistant social s'est lancé comme indépendant et a créé une entreprise qui importe des «produits non alimentaires» d'Italie.

«Je regrette terriblement mes actes. Ce que j'ai fait vivre à l'institution et à mes collègues!», a déclaré l'ex-assistant social. «Je le dis avec sincérité. Je vais faire tout mon possible pour rembourser.»

Une partie du dommage a été réparée: l'homme a retiré son 2e pilier pour rembourser. bwe

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