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Tension à la borne

Rouler un scooter électrique se mérite. Les services de la Ville qui ne feraient pas 600 km par an avec un tel engin risquent la confiscation Mesurer l'économie de carburant engendrée par l'utilisation des véhicules électriques dont dispose la Ville de Neuchâtel n'est pas chose aisée. Valérie Garbani a avoué ne pouvoir y répondre avec précision, lors de la séance du Conseil général consacrée aux comptes. La conseillère communale a par contre réitéré la «menace» de réquisitionner l'un ou l'autre des 22 scooters électriques qui ne roulerait pas 600 kilomètres au minimum par an!

18 mai 2006, 12:00

Et d'évoquer la grande disparité marquant l'utilisation de ces véhicules au travers des différents services de la Ville. La palme du bon élève revient à la police, qui roule tant et plus électrique depuis qu'elle a reçu trois scooters, en avril 2002. «Chacun d'eux parcourt en moyenne quelque 130 km par mois, indique Pierre-Alain Chassot. Ils sont principalement à disposition des auxiliaires affectés au contrôle des parcages. «Le service administratif les utilise aussi, poursuit le responsable de la planification, compte tenu du côté pratique et économique de ces engins». Evidemment pas pour des interventions, mais «pour une audition au domicile d'une personne, par exemple».

A l'opposé, le Service des sports a été prié de restituer son engin. Idem au théâtre du Passage, qui s'est vu retirer le privilège du scooter électrique. «Le véhicule était à disposition de la technique, qui l'utilisait pour de petites courses en ville. Sans en connaître véritablement la raison, ce scooter a moins servi les derniers temps; ça s'est donné comme ça», remarque le chargé de communication du théâtre.

Discussion préalable

Tout en précisant que le Conseil communal planche sur un plan de mobilité professionnelle, la cheffe des Transports remarque qu'il ne s'agit pas de représailles. «A chaque fois nous discutons avec les personnes concernées. Mais compte tenu que nous n'avons pas de scooters en suffisance, il est normal de les placer de manière judicieuse», insiste Valérie Garbani.

Ce qui s'est précisément passé avec le deux-roues électrique à disposition du Musée d'art et d'histoire. «Nous voulions le récupérer, mais avons convenu de revoir la situation dans quelques mois», avise la conseillère communale. Un peu surpris par la nouvelle, le responsable technique du musée assure: «Il nous rend bien service pour les achats du petit matériel ou des salés à l'occasion des vernissages. Nous l'utilisons également pour nous rendre du musée aux galeries de l'histoire, derrière les caves de la Ville.» Mais Samuel Gyger avoue que, en dépit de la prise installée au sous-sol du musée pour recharger la batterie, le scooter n'affiche que 1356 km au compteur. / STE

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