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Renommée internationale

Le professeur d?archéologie et fondateur du Laténium d?Hauterive a été proclamé officier de l?Ordre français des palmes académiques. Science, culture et coopération saluées «Au nom du ministre de l'Education nationale, nous vous faisons officier dans l'Ordre des palmes académiques», a déclaré l'ambassadeur de France en Suisse hier au Laténium, à Hauterive. Devant nombre d'invités, il a décoré le professeur neuchâtelois Michel Egloff, fondateur du nouveau musée d'archéologie.

20 sept. 2006, 12:00

Créés à l'origine par Napoléon 1er pour honorer le corps universitaire, les Palmes académiques peuvent être accordées aux Français et étrangers qui exercent une forte action en faveur de la culture. L'ambassadeur Jean-Didier Roisin a ainsi salué en Michel Egloff «l'une des sommités mondiales de l'habitat lacustre». Grâce à sa «science minutieuse», il s'est efforcé de donner de ces hommes préhistoriques une image réaliste et moins mythique que jadis. Michel Egloff, a souligné l'ambassadeur, a aussi été «un acteur éminent des relations franco-suisses». L'archéologue, qui a obtenu son doctorat à la Sorbonne, à Paris, a travaillé dans la grotte de Lascaux et a collaboré à des fouilles avec d'éminents professeurs français. Spécialisé sur une période allant du paléolithique supérieur aux Mérovingiens (de 13.000 avant J.-C. à 750 de notre ère), il a notamment mis au jour que les lacustres du pied du Jura, 2850 ans avant l'ère chrétienne, importaient des lames de silex du bassin de la Loire, probablement via le Val-de-Travers.

Un grand vulgarisateur

Cette cérémonie était un moment «d'exception», aux yeux de la présidente du Conseil d'Etat Sylvie Perrinjaquet. La cheffe de l'Education et des Affaires culturelles s'est réjouie de «la distinction accordée à l'un des Neuchâtelois les plus notables» et qui vaut au canton une reconnaissance internationale. «Professeur, archéologue, directeur de musée, Michel Egloff, a-t-elle souligné, a su faire de la culture un partage et donner aux découvertes les plus incompréhensibles un langage accessible et un visage dont le regard parle au visiteur.»

Doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Neuchâtel, Jean-Jacques Humbert a loué Michel Egloff, «incarnation de l'archéologie neuchâteloise», pour son énergie, sa créativité, sa courtoisie et sa générosité.

La médaille française vient couronner une carrière neuchâteloise de presque 40 ans. Agé de 65 ans, le directeur du Laténium et professeur d'archéologie préhistorique à l'Université prendra sa retraite à la fin du mois. Son successeur devrait être désigné prochainement. / AXB

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