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Randonnée: de la Pointe du Grain à Chez-le-Bart

Promenade entre la Pointe du Grain et le port de Chez-le-Bart.

22 juil. 2013, 00:01
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Durant l'été, "L'Express" vous emmène marcher le long des rives neuchâteloises du lac, de la Tène à Vaumarcus. Un parcours moins évident qu'il n'y paraît. Car si la loi oblige les riverains à accorder un droit de passage aux promeneurs, toutes les rives ne sont pourtant pas accessibles.

Nous voici arrivés à la Pointe du Grain, à Bevaix. Lieu privilégié de nombre d'estivants, ce sera notre point de départ pour tenter quelques incursions vers le lac. Ce ne sera pas facile, même si, dès que nous quittons la buvette au charme désuet, une longue plage nous tend les bras. Celle-ci est parsemée de foyers et quelques tentes de camping sont encore dressées là au petit matin; preuve supplémentaire, s'il en fallait, que la zone est courue, de jour comme de nuit, durant la belle saison.

Rapidement, il faut renoncer à marcher les pieds dans l'eau. Refuge des animaux sauvages, et pour cette raison zones protégées, les roselières sont infranchissables. Nous n'avons d'autre choix que de longer sur quelques centaines de mètres la petite route carrossable (réservée aux ayants droit) qui serpente sous l'abbaye de Bevaix, entre lac et vignoble. Une barrière végétale naturelle empêche de voir la rive.

 

Fraîcheur de la forêt

En longeant le chemin des Saules, nous arrivons vers un premier groupe de cabanons. Leurs ports sont autant de percées à travers les marais roseliers. Il est toujours impossible de patauger dans l'eau à travers cet alignement de petits ports privés. Encore quelques mètres et nous voici devant le restaurant de la Trinquette. Le lieu est idéal pour se désaltérer. Nous passons tout droit, car, après le port du Moulin, le chemin piétonnier pédestre s'enfonce dans la forêt de la Pologne. Fraîche, elle offre en prime le chant des oiseaux. Et les cyclistes y sont bannis!

"On n'a pas accès au lac, hélas!" , nous renseigne un promeneur. "Mais les gens permettent qu'on passe à travers leur propriété" , assure-t-il. "Oui, c'est vrai. Mais parfois, il faut passer entre les tables où les résidents prennent le petit-déjeuner" , précise l'un de ces heureux propriétaires. On verra bien...

En sortant de la forêt, nos pas nous mènent dans le vaste domaine de Treytel. L'endroit en impose. Enorme hangar à bateaux, demeures au charme désuet des siècles écoulés. Il est difficile de s'imaginer que juste derrière ces maisons de caractère passe l'autoroute. Posons plutôt le regard côté lac: une place de jeux réjouira les promeneurs avec enfants, même s'il est entendu que le droit de passage n'inclut pas le droit de stationner. Circulons, donc! En prenant tout de même le temps de tourner autour de "La danseuse", une sculpture habillée d'un entrelacs de branchages.

 

Enchaînement de chalets

A nouveau, nous entrons en forêt. Le chemin est balisé. C'est l'occasion de découvrir une minuscule cascade derrière la végétation sauvage. Côté lac, chalets et cabanons s'enchaînent avec leur lot de rails portuaires. Entre deux palissades, un étroit chemin (avec orties) débouche sur une minuscule grève, apparemment publique. Mais tellement improbable d'accès... Plus loin, l'une ou l'autre parcelle est restée libre d'habitation. Nous arrivons aux Platanes. Une maison se dresse sur le passage. L'imposant mur d'enceinte est muni d'un cheminement qui débouche sur une terrasse (privée). De là, nous empruntons les escaliers conduisant au luxueux immeuble planté sous l'ancien hôtel des Platanes. Le plan spécial de la commune impose aux propriétaires de ces PPE de respecter le droit de marchepied. Cela signifie que, au-delà des pavés, la zone engazonnée derrière les pavés est publique. Quiconque est autorisé à poser son linge et prendre un bain de soleil. Comme la faim nous guette, nous entreprenons de rallier la Capsule, au port de Chez-le-Bart. A partir des Platanes: plus de chemin pédestre. Il s'agit désormais d'ouvrir (et refermer) les portails de chaque propriété que nous traversons par le jardin. C'est légal et les propriétaires le savent. A chaque fois, nous avons été aimablement accueillis et conseillés par ceux-ci sur notre itinéraire.

Durée de la balade: environ 3 heures

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