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Que deviennent les enfants qui doivent être protégés dans le canton de Neuchâtel?

En cette période de semi-confinement, les professionnels du dispositif cantonal neuchâtelois de protection des mineurs doivent travailler différemment. Voici comment.

15 avr. 2020, 12:00
L'Office de protection de l'enfant suit environ 2700 mineurs.

On l’appellera Lola. Le prénom est fictif. Ce qui suit est également inventé: elle vit seule avec son père. Qui souffre d’alcoolisme. Un soir, Lola (9 ans) découvre que son papa est inanimé. Coma éthylique. Elle a la bonne idée de sonner chez les voisins, qui appellent le 144. L’ambulance arrive. Mais qui va s’occuper de Lola?

Cette histoire, fictive donc, correspond à ce que vivent parfois – heureusement très rarement – les collaboratrices et collaborateurs de l’Office de protection de l’enfant. Qui travaillent différemment avec les familles en cette période de semi-confinement, comme l’explique Christian Fellrath, chef du Service cantonal neuchâtelois de protection de l’adulte et de la jeunesse (SPAJ).

En quoi la situation actuelle modifie-t-elle vos pratiques?

Le changement est important. Les travailleurs sociaux et les travailleuses sociales du SPAJ ont dû «réinventer» leurs actions psychosociales, tout comme l’ensemble des partenaires du dispositif de protection des mineurs –...

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