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Pour le promeneur solitaire

L'Association Jean-Jacques Rousseau Neuchâtel fête ses 50 ans. Et organise plusieurs manifestations, à Neuchâtel et dans le Val-de-Travers, en l'honneur du philosophe des Lumières. Petit tour d'horizon «Le fonds Rousseau que nous avons ici est un véritable trésor, il y a des Américains et beaucoup de Japonais qui viennent travailler dessus», raconte Maryse Schmidt-Surdez, conservatrice des manuscrits à la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel. Un trésor qui témoigne du travail de fourmis mené par l'Association Jean-Jacques Rousseau pour collecter des lettres, des manuscrits, mais aussi des objets liés à l'écrivain. L'association fête aujourd'hui ses 50 ans, et organise à Neuchâtel et dans le Val-de-Travers une série de manifestations en hommage au grand homme (voir encadré).

06 sept. 2006, 12:00

«L'association a été fondée en 1956 par Claire Rosselet, directrice de la Bibliothèque de la ville, qui voulait augmenter les documents légués par Pierre-Alexandre DuPeyrou», explique Ariane Brunko-Méautis, la présidente actuelle. «Elle a commencé par s'appeler ?Les amis de la collection neuchâteloise des manuscrits Rousseau?, mais plusieurs adhérents avaient des problèmes avec ce terme d'«amis», se sentant plus proches de Voltaire», sourit-elle. Cet anniversaire a toutefois pris une tournure d'hommage plus intime: François Matthey, conservateur du Musée Rousseau à Môtiers et ancien président de l'association, est décédé le 5 juillet dernier, à l'âge de 82 ans.

C'est donc aussi un peu à sa mémoire que Roland Kaehr, vice-président, a monté l'exposition qui se tiendra au Musée de Môtiers. «J'ai imaginé une exposition à partir de thèmes communs à trois passionnés: Rousseau, François Matthey et Hippolyte Buffenoir, collectionneur acharné d'objets à l'effigie de Rousseau», explique-t-il. Des thématiques qui permettent d'explorer les différentes facettes du philosophe des Lumières, esprit insatiable et épris de liberté: son influence sur la Révolution, son travail de pédagogue, son rapport à la nature. L'exposition sera aussi l'occasion d'inaugurer une salle Matthey dans le musée.

Un esprit libre

Le personnage de Rousseau n'a jamais cessé d'intéresser, ses écrits, d'être lus. Son exaltation, sa passion, sa démesure lui valent souvent l'admiration d'autres exaltés, comme cette Australienne venue à Neuchâtel embrasser un manuscrit. «Nous ne l'avons évidemment pas laissé faire», s'amuse Maryse Schmidt-Surdez, qui cite Goethe: «Avec Voltaire, c'est le monde ancien qui finit, et avec Rousseau, c'est un monde nouveau qui commence». «Rousseau a changé la manière de penser, c'était un esprit libre et sensible, un parfait autodidacte doté d'une curiosité encyclopédique», résume Ariane Brunko-Méautis. / SAB

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