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Plus folklore que swing

Pour leur avant-dernier concert de la saison, les Murs du son recevaient vendredi soir dans la cave du P?tit Paris le quartet Kraanich. Cette formation est emmenée par le saxophoniste et compositeur lucernois Albin Brun, que le public du P?tit Paris avait pu entendre l?année dernière avec son jubilatoire Alpin Quintett.

08 mai 2006, 12:00

Kraanich, en suisse alémanique, signifie la grue. S?inspirant de cet oiseau migrateur, Albin Brun nous propose un voyage musical à travers diverses contrées, des Balkans à l?Amérique du Sud, avec un détour par la Suisse alémanique le temps d?une chanson populaire réarrangée en tango. Un répertoire original, plus proche d?un quelconque folklore imaginaire que du swing proprement dit, malgré quelques nettes influences coltraniennes.

Malheureusement, la section rythmique est loin d?être à la hauteur. Au piano, Pascal Bruggisser, excepté certains moments vraiment intéressants, peine un peu à décoller. A la contrebasse, Roberto Frei est en proie à de sérieux problèmes d?intonation. Quant au batteur Marco Käppeli, remplaçant au pied levé Andy Carlos Aegerter, il ne parvient pas à trouver sa place dans l?ensemble. Evidemment, ce manque de cohésion de la section rythmique nuit considérablement au groove, provoquant rapidement ennui et lassitude chez l?auditeur, malgré la qualité des compositions. Seul Albin Brun s?avère être un soliste remarquable, au ténor comme au soprano, mais sans parvenir à sauver tout à fait la situation.

Prochain et dernier rendez-vous de la saison le 9 juin avec le big band de l?Ecole de jazz de Montreux, pour une soirée qui s?annonce festive! / nhe

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