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Olympisme: somptueux baisser de rideau à Londres

La cérémonie de clôture de Londres a été à la hauteur de ses olympiades avec son feu d'artifice final somptueux.

13 août 2012, 06:46
Les vingt premières minutes de ce show de clôture ont balayé 150 ans de musique britannique, du classique au rock. Trente chansons très célèbres ont été sélectionnées parmi plus de 1000 morceaux.

Les Jeux olympiques de Londres se sont terminés en apothéose. Après le marathon dans le centre de la capitale et les quinze derniers titres décernés, la cérémonie de clôture a abouti sur un magnifique feu d'artifice musical et visuel.

Après un spectacle d'ouverture salué dans le monde entier pour son humour et sa créativité, la fête de clôture n'a pas manqué de marquer les esprits non plus. Durant près de trois heures de show, danses, chansons, et autres jeux de lumières, les spectateurs ont quitté le stade olympique de Stratford absolument ravis. Le public a par ailleurs eu la chair de poule en assistant à un résumé des plus grands moments de ces Jeux, tout en se laissant emporter par la voix extraordinaire d'Emeli Sandé.

La reine Elizabeth II, qui avait estomaqué le public en se prêtant à un savant montage pour la cérémonie d'ouverture faisant croire à un parachutage avec James Bond au milieu du stade, n'a cette fois-ci pas été de la partie. Elle est restée en vacances en Ecosse, à Balmoral, a précisé Buckingham Palace.

Avec Muse, George Michael et les Spice Girls

Les vingt premières minutes de ce show de clôture ont balayé 150 ans de musique britannique, du classique au rock. Trente chansons très célèbres ont été sélectionnées parmi plus de 1000 morceaux. Les participants ont chanté en direct dans l'immense scène du stade olympique, transformé en salle de concert en moins de 24 heures. Eric Idle des Monty Python, les Who, Ray Davis, George Michael, Muse, Ed Sheeran ou les Pet Shop Boys figuraient parmi les artistes vedettes de ce show un peu anarchique, légèrement espiègle, drôle, émouvant, exaltant, et si british. Chantant sur des "cabs", les célèbres taxis noirs londoniens, les Spice Girls ont elles aussi pris part à la fête.

Si l'ouverture a célébré l'histoire du pays, du passé rural à la révolution industrielle et aux swinging sixties, la clôture s'est concentrée sur la mise en scène des icônes de la capitale, de Big Ben à Tower Bridge. La fièvre des rues londoniennes, aux carrefours encombrés d'autobus rouges et de taxis noirs était présente à travers les "lollipop ladies", ces dames qui aident les enfants à traverser les rues, brandissant leur panneaux. Les braves dames ont même effectué un strip-tease coquin pour apparaître en maillot de bain aux couleurs du drapeau britannique, mettant un peu de piment dans la cérémonie.

Et maintenant...Rio

La fête n'aurait pas été complète sans les stars britanniques de la mode que sont Kate Moss et Naomi Campbell. Les deux belles ont fait admirer leurs courbes en défilant sur un podium géant. Comme pour la cérémonie d'ouverture, les artistes ont été payés avec une livre symbolique. Symbole de l'esprit olympique, les quelque 10'000 athlètes qui ont participé à la fête olympique ont défilé tous ensemble et non plus par nationalités.

Londres a ainsi passé le relais à Rio de Janeiro, pour les JO d'été en 2016. Le Brésil, qui disposait de 8 minutes exactement pour déployer ses charmes, avec un show incluant samba, capoeira, percussions et costumes de carnaval, a enchanté les spectateurs. Ces derniers ont notamment pu admirer l'image du célèbre Christ rédempteur qui domine la ville de Rio sur le mont du Corcovado projetée dans le stade.

Président du Comité international olympique Jacques Rogge a finalement déclaré officiellement la fin des JO avant que la flamme olympique ne soit éteinte.

Des Jeux fabuleux et extraordinaires

Les JO de Londres ont été "fabuleux, extraordinaires, de là à établir des comparaisons avec d'autres éditions", a estimé M. Rogge. Traditionnellement, le président du CIO attribue lors de la cérémonie de clôture une appréciation à l'édition des JO qui se termine. En 2000, Juan Antonio Samaranch avait estimé que Sydney avait "présenté au monde les meilleurs Jeux de l'histoire", tout comme il l'avait fait huit ans plus tôt pour Barcelone.

Depuis son entrée en fonction, Jacques Rogge a toujours évité de pratiquer la comparaison. En 2004 à Athènes, il avait évoqué des "inoubliables Jeux", puis les "Jeux vraiment exceptionnels" de Pékin.

 
 

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