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«Notre action n?est pas toujours forcément bien comprise»

La série de débats publics menés par le Conseil d'Etat dans les six districts du canton s'est achevée hier soir à Fontainemelon. Quelques heures avant ce rendez-vous, le président du gouvernement Fernand Cuche tirait un premier bilan à chaud sur ces rencontres avec la population.

20 mars 2008, 12:00

Fernand Cuche, jusqu'à aujourd'hui (réd: hier), quelque 400 personnes ont assisté aux cinq débats mis sur pied par le Conseil d'Etat et intitulés «Parlons-en!» Peut-on parler de semi-échec au regard de cette affluence modeste?

Je ne pense pas. L'affluence a effectivement été modeste. Notamment si nous la comparons avec celle que nous avons connue en 2006, lors de la première série de rencontres avec la population. C'était alors une première, de mémoire de Romands, que de voir un Conseil d'Etat in corpore descendre à la rencontre des citoyens pour expliquer son action. Mais je reconnais qu'à titre personnel, je m'attendais à voir plus de monde. Toutefois, le Conseil d'Etat n'a aucun regret d'avoir organisé ces rencontres, qui ont été riches.

Quel enseignement principal en avez-vous retiré?

Qu'il faut expliquer. Ce qui nous a le plus marqués, malgré tous les canaux d'information dont nous disposons à l'heure actuelle, c'est que notre action n'est pas forcément toujours bien comprise. Je dis «bien comprise», car je pense qu'elle est connue des gens. Notamment à travers la diffusion de nos arguments par les différents médias écrits, radios ou télévisuels. Je pense donc que dans une période où nous menons des réformes importantes, il est de notre devoir d'aller à la rencontre des gens et d'expliquer.

Des sujets très émotionnels, comme le dossier de l'hôpital du Val-de-Travers ou l'implantation de la HE-Arc à Neuchâtel ont été abordés. La discussion a-t-elle tout de même pu être possible?

Oui. Nous nous attendions à des interventions amères, à ce que les discussions soient plus houleuses, que les débats soient perturbés. Mais même si les gens n'ont pas forcément changé d'avis, les choses se sont globalement mieux passées que prévu. Je pense qu'ils ont compris que les choses étaient souvent plus complexes qu'il n'y paraissait. Que nous avions une stratégie, des objectifs concrets et surtout que nous avions mené de vraies réflexions.

A titre personnel, quel élément vous a particulièrement marqué lors de ces rencontres?

La blessure. Une blessure sincère que j'ai ressentie notamment au Locle ou au Val-de-Travers. Celle d'anciens qui s'étaient engagés pleinement dans la fondation de l'hôpital du Val-de-Travers par exemple. Ils disaient que ça allait bien avant. Qu'il fallait que ça revienne. C'est, à mes yeux, encore une raison pour prendre le temps d'expliquer aux gens pourquoi le Conseil d'Etat fait ce qu'il fait. / YHU

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