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Les rapaces font du château d'Arlay un site fleuri très chouette

Un jardin potager et fleuri sur le thème du jeu, une demeure historique, des rapaces qui volent dans des ruines médiévales: le château d'Arlay offre une chouette visite. Le dernier épisode de cette semaine consacrée aux jardins botaniques nous emmène sur ce domaine proche de Lons-le-Saunier, dans le Jura français. Depuis le portail et l'ancienne conciergerie, une allée de tilleuls monte au château d'Arlay. Cette gentilhommière, classée bâtiment historique, a été édifiée en 1784 par la comtesse de Lauraguais à la place d'un ancien couvent. Un tour au rez-de-chaussée permet d'admirer une bibliothèque ovale et un mobilier de style Charles X. A côté s'ouvre le «jardin des jeux», jardin potager fleuri aménagé en 1996 par la famille comtale de Laguiche sur le thème du divertissement.

27 juil. 2008, 12:00

«Le décor est paradisiaque, c'est une belle surprise. Quelle idée géniale d'avoir aménagé ce jardin botanique! C'est rigolo de voir les salades au milieu de parterres fleuris. J'adore les jardins potagers depuis ma jeunesse», raconte Andrée Loubet, qui visite pour la première fois ce parc sis dans une région qu'elle avait quittée voici 20 ans. Elle se promène sous des arceaux géants de croquet faits de roses et de clématites, déambule entre les as de trèfle ou de carreau taillés dans le buis, admire un damier de bégonias rouges et blancs.

«Je voyage seule et à pied», sourit Andrée Loubet. «Ça permet de belles rencontres.»

Derrière le château, le chemin monte à travers un parc romantique arboré. La comtesse de Lauraguais l'a aménagé au 18e siècle, déjà sur le thème du divertissement: théâtre de verdure, boulodrome, pelouse en cascade qui descend jusqu'à une fontaine. Du sommet de la colline, le regard porte sur le Revermont, la plaine bressane, les hauts plateaux du Jura français et le vignoble du château qui se transmet dans la même dynastie depuis des siècles.

Un cri perçant interrompt la contemplation. Un faucon vole au-dessus des ruines de la forteresse médiévale d'Arlay, saccagée en 1479 par le roi Louis XI. Si des crécerelles y évoluent en toute liberté, le site abrite surtout la volerie de Jurafaune. Montrant les serres et les becs de leurs rapaces au public, les fauconniers exhibent notamment un faucon pèlerin qui pique à 300 km /heure sur un leurre en cuir. Plus délicatement, une chouette hulotte se perche sur la tête d'un touriste anglais hilare. Un grand-duc se laisse caresser le plumage. Une buse américaine plane dans un thermique estival.

Andrée Loubet confie qu'elle aussi se «laisse porter par le vent». Le courant la conduira, ces prochains mois, à Arles puis sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. / AXB

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