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Le transport de matières dangereuses ardu

Depuis la fermeture de la ligne ferroviaire du Gothard, les convois de produits dangereux posent des problème.

19 juin 2012, 11:43
Die Sprengung erfolgt, anlaesslich der Felssprengung am Felssturzberg in Guertnellen im Kanton Uri am 18. Juni 2012. Am 5. Juni 2012 stuerzten bei Gurtnellen 2000 bis 3000 Kubikmeter Fels ins Tal und verschuetteten die Bahnlinie, welche seither unterbrochen ist. Ein Arbeiter kam beim Felssturz ums Leben. Bevor die Aufraeum- und Instandsetzungsarbeiten in dem Felssturzgebiet in Angriff genommen werden koennen, ist die Sprengung von 2500 Kubikmeter lockeren Felses oberhalb des Bahntrasses notwendig. (KEYSTONE/Urs Flueeler)

La fermeture de la ligne ferroviaire du Gothard semble n'avoir pas engendré de hausse massive du trafic poids lourds. Une augmentation de 5 à 10% a été constatée. Cependant, depuis l'éboulement à Gurtnellen (UR), le transport des produits dangereux est plus ardu.

Les convois de ce genre sont interdits dans le tunnel routier du Gothard, a indiqué mardi à l'ats le porte-parole de l'Office fédéral des routes (OFROU) Thomas Rohrbach. Et le passage par le col est impossible pour les semi-remorques.

L'acheminement de l'oxygène aux hôpitaux tessinois pose ainsi problème. L'OFROU est en train de chercher des solutions, souligne Thomas Rohrbach, sans plus de précisions.

Si les produits dangereux sont un client habituel du rail, leur transport par la route est plus délicat. Certains sont susceptibles de provoquer des explosions.

Leur acheminement à travers un tunnel suppose de le fermer aux autres usagers, assure M. Rohrbach. Le convoi est accompagné par la police et les pompiers doivent être prêts à intervenir. Une fermeture nocturne pourrait donc être une solution, souligne le porte-parole.

Hausse modérée du trafic poids lourds

De manière générale, la hausse du trafic poids lourds se monte à environ 200 camions de plus par jour, poursuit Thomas Rohrbach. Lors d'une journée normale, le nombre de camions circulant dans les deux sens atteint entre 2500 et 2800, rappelle-t-il.

Celui-ci relativise toutefois l'augmentation. "Il arrive aussi certains jours que le trafic soit en baisse par rapport à l'année passée". La fermeture de la ligne ferroviaire n'a donc eu jusqu'ici qu'un faible impact pour l'axe routier.

Un phénomène que M. Rohrbach peine à s'expliquer. Des facteurs tels que la crise économique et l'arrivée de l'été jouent sans doute un rôle, estime-t-il.

Les perturbations pour le transport de marchandises par le rail sont pourtant importantes, a indiqué à l'ats le porte-parole des CFF Christian Ginsig. Sur les 120 convois qui circulent habituellement chaque jour par le Gothard, seuls 45 peuvent passer par l'axe Lötschberg-Simplon.

Lundi matin, une vingtaine de trains de marchandises étaient arrêtés en Allemagne, dans l'attente de pouvoir traverser la Suisse. M. Ginsig ne pouvait pas donner d'estimation pour le nombre de convois empruntant des intinéraires de remplacement par la France ou l'Autriche.

5100 camions par jour au maximum

En tous les cas, le tunnel routier du Gothard peut faire face à une éventuelle augmentation du trafic. Sa capacité maximale se monte à 5100 camions par jour dans les deux sens, précise M. Rohrbach.

La situation pourrait devenir plus tendue lors des premiers départs en vacances fin juin. Mais si les CFF rouvrent la voie ferroviaire le 2 juillet comme prévu, les inconvénients devraient être limités, espère Thomas Rohrbach.

Travaux à Gurtnellen

D'après les CFF, les délais pourront être respectés. Sur le terrain, les travaux de déblaiement étaient encore en cours mardi, au lendemain du dynamitage de 2500 mètres cubes de roche qui menaçaient de s'effondrer.

Après l'explosion, il faut maintenant enlever à la main les morceaux de pierre instables encore accrochés à la paroi. Des filets de protection seront ensuite installés afin de garantir la sécurité des ouvriers, souligne M. Ginsig.

C'est alors seulement que les travaux de réparation de la ligne ferroviaire pourront démarrer. Les rails, les caténers et les systèmes de signalisation endommagés devront être remplacés et testés avant que la ligne puisse rouvrir. Le dynamitage lundi n'a pas occasionné de dégâts supplémentaires, assure M. Ginsig.

Coûts importants

Les coûts engendrés par l'éboulement survenu le 5 juin à Gurtnellen sont difficiles à estimer. Les CFF les estiment à "des dizaines de millions". Ce montant comprend le dynamitage, les travaux de réparation des voies ainsi que les perturbations du trafic marchandise et les déviations. Reste ouverte la question de savoir si les CFF doivent être tenus responsables des retards subis par les voyageurs.

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