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Jean-Louis B. risque une peine de six mois au maximum

19 juil. 2011, 06:48

Violences ou menaces contre les fonctionnaires et lésions corporelles simples avec un objet dangereux: tels sont les délits retenus par le procureur du Nord vaudois Philippe Vautier à l'encontre de Jean-Louis B., 64 ans, évadé quatre jours à fin juin à l'occasion d'une sortie sous escorte de deux agents pénitentiaires, dont une femme, non armés. L'évasion n'est pas un délit et n'entraîne pas de peine, mais des sanctions administratives internes aux prisons.

Jean-Louis B., qui a passé quarante ans en prison, sous le coup d'un internement administratif sans date de sortie, risque au maximum six mois de prison, un travail d'intérêt général, voire des jours-amende.

C'est dire que le procureur Philippe Vautier a le choix de la sanction, une sanction - une nouvelle peine ferme - qui pourrait être décidée par une ordonnance pénale qui exclurait alors, sauf recours du condamné, un procès public.

Pas de nouvelles victimes connues à son actif

Si l'enquête n'est pas achevée, il apparaît aussi que le violeur multirécidiviste (cinq viols lui ont été imputés) n'a pas de nouvelles victimes à son actif, ainsi qu'il l'a lui même déclaré en assurant avoir changé et payé.

Jean-Louis B. avait cependant reconnu avoir pénétré dans un chalet isolé pour y dérober de la nourriture et une couverture. Faute d'une plainte pour vol simple et dommage à la propriété, ces éventuels délits ne lui sont pas imputés à ce jour.

Le procureur Vautier précise que l'enquête se poursuit. Il n'apparaît pas nécessaire au magistrat de réentendre l'ex-fuyard, déplacé de Gorgier à la prison bernoise de Thorberg.

La crainte d'un transfert à la prison de Thorberg

C'est lundi matin 27 juin que le psychopathe a profité d'une quatrième sortie accompagnée pour s'enfuir sans peine de la voiture non sécurisée dans laquelle il avait pris place avec deux agents non armés. Il n'était pas menotté. Il est parti à pieds à travers champs, à Provence, près de la frontière valdo-neuchâteloise. Il se trouvait normalement à la prison de Bellevue, à Gorgier, d'où il avait été transféré en provenance de Bochuz. C'est par crainte d'un nouveau transfert, à Thorberg (BE), qu'il a décidé de prendre quelques jours de liberté.

Il s'est finalement rendu le 1er juillet dans un établissement public des Rasses, près de Sainte-Croix. Il a lui même demandé au personnel d'alerter la gendarmerie vaudoise. Il était épuisé et affamé au terme de 4 jours de cavale.

Cette évasion, qui a provoqué incompréhension et émotion, a donné lieu à des polémiques entre les cantons de Neuchâtel, canton sur lequel le Jurassien Jean-Louis B. était détenu, et Berne, dernier canton à l'avoir condamné. Le directeur et le vice-directeur de la prison de Gorgier ont été «démissionnés».

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