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«Intervalles» dépasse les bornes!

Ce qu'il y a d'agréable avec «Intervalles», c'est qu'on n'est jamais déçu! Pour son 75e numéro et quart de siècle d'existence, la revue culturelle de la partie francophone du canton de Berne a carrément dépassé les bornes!

29 sept. 2006, 12:00

Entendez par là que le président, Francis Steulet, et son équipe rédactionnelle présentent, sur 96 pages et à travers de plus de 300 illustrations couleurs, ces jalons qui inscrivent l'Histoire sur le terrain.

L'ouvrage a été dévoilé hier soir en primeur au Musée Longines de Saint-Imier à une centaine d'invités, qui sont immédiatement tombés sous le charme. Il est désormais disponible en librairie (20 francs).

Travail de classe

Lors de la présentation à la presse, Francis Steulet s'est inspiré de Pierre Dac: «On peut dépasser les bornes, à condition de rester dans les limites!» Dans ce «Bornes historiques - Traces du passé», «Intervalles» évoque des bornes frontières de l'ancien Evêché de Bâle. D'où une approche qui touche tout l'Arc jurassien. Un chapitre est réservé aux bornes délimitant les frontières du pied du Jura.

Des élèves de Tramelan de la classe de Raoul Voirol présentent leur travail de l'an 2000 sur les bornes qui séparaient il y a encore plus de 50 ans, Tramelan-Dessus à Tramelan-Dessous. Enfin, une part belle est faite aux bornes miliaires, celles qui indiquent la distance entre certains lieux et la ville de Berne.

Au Guatemala

Le 75e numéro d'«Intervalles» a pu être réalisé grâce surtout à l'apport du Delémont Jean Haas, qui s'est mis dans la peau d'un redoutable chasseur de bornes et qui en a recensé 1600 en deux ans et demi.

Malheureusement, seule une centaine a pu trouver place dans l'ouvrage.

La plus ancienne borne découverte date de 1555: c'est celle de la Comtesse, sur les hauts de Macolin. Jean Haas a longé les frontières, celles avec la France et celles séparant les cantons de l'Arc jurassien. Il s'est entretenu avec des douaniers, des gens croisés lors de ces longues balades dans la nature. Il a aussi fourré son nez dans des archives communales.

Le résultat est remarquable. Toutes les coordonnées de chaque borne, illustrée et détaillée, sont indiquées. «Il s'agit là d'un véritable travail de bénédictin, a repris Francis Steulet. Il y a là un caractère scientifique. Mais l'intérêt historique est également indéniable.»

Les bénévoles d'«Intervalles» - auteurs, photographes et illustrateurs! - ont eu besoin de sept à huit mois pour monter cette 75e revue, tirée à 1200 exemplaires, pour le plus grand bonheur des quelque 600 abonnés, dont les plus éloignés se trouvent à New York et au Guatemala. / GST

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