Immobilier à Neuchâtel: seul le Val-de-Ruz connaît une pénurie de logements

Au 1er juin, 2266 logements étaient vacants à travers le canton de Neuchâtel. Avec un taux de vacance de 2,35%, le canton voit son marché immobilier se stabiliser. Seul le Val-de-Ruz est en situation de pénurie, alors que le Littoral la frôle.
09 oct. 2020, 16:42
Plus de 900 nouveaux logements ont été construits au cours de l'année dernière dans le canton de Neuchâtel. Ici, un chantier chaux-de-fonnier.

Le canton Neuchâtel dénombre 96 316 logements au total. Parmi eux, 2266 étaient libres au 1er juin dernier. Avec ce taux de vacance de 2,35%, la région n’est pas en pénurie de logement (seuil fixé à 1,5%). Toutefois, le nombre d’appartements disponibles diminue légèrement (-15), après trois ans consécutifs d’augmentation.

Cette stabilisation, après trois ans de détente, s’est opérée alors que dans le même temps, 900 logements se sont construits dans le canton. Toutes les régions sont concernées. Mais malgré cette fièvre constructive, toutes les grandes communes – à l’exception de La Chaux-de-Fonds – ont enregistré des baisses du nombre de logements vacants, indique un communiqué de l’Etat de Neuchâtel diffusé ce jeudi.

Par rapport à 2019, Neuchâtel et le Littoral offrent 112 biens vacants en moins (total de 769), Val-de-Travers 23 (112) et Val-de-Ruz 15 (116). Les Montagnes neuchâteloises, elles, possèdent 135 logements vacants supplémentaires (1269 appartements à repourvoir).

Disponibilité dans les Montagnes

Si le canton de Neuchâtel échappe à une situation de pénurie, le Val-de-Ruz est en plein dedans, avec 1,36% de son parc immobilier disponible. Le Littoral, avec un taux de 1,52% y échappe tout juste, tout comme le Val-de-Travers (1,59%). Les Montagnes, avec 4,19% de logements vacants, sont loin au-dessus de cette limite.

A noter que sur ces 14 dernières années, le canton a connu 10 ans de pénuries de logement.

En règle générale, les appartements de trois et quatre pièces sont les plus facilement disponibles, représentant entre 67 et 77% du parc immobilier disponible. Les loyers sont, en moyenne, en légère baisse, «même s’il est très délicat» de comparer les chiffres.

par Matthieu Henguely