Neuchâtel tire le rideau sur ses folles nuits

Chaque semaine, L'Express et L'Impartial plongent dans leurs archives. Nous revenons aujourd'hui sur la décision qui a «ramené le calme» à Neuchâtel.
25 janv. 2010, 07:17

Neuchâtel aura donc été la Mecque des nuits romandes, surfant sur la vague «house» dans les boîtes et misant sur les restaurants de nuit «branchouilles» qui avaient succédé aux Cercles disparus. Les anciens se souviennent de la patronne de «L'Escale», d'autres du «Big Ben» ou de l'«ABC», fermés plus récemment. Au détour des pages, on hésite entre «La Romantica» à Fleurier qui propose des «apéritifs et spectacles à des prix déshabillés» ou «Le Flirt» à Serrières qui invite au spectacle du «Gigi One Men Band». Les petites annonces pour les cabarets fleurissent encore en ce début d'année 2000.

Le 27 janvier, «L'Impartial» enquête sur la vie nocturne à La Chaux-de-Fonds. Dix jours auparavant, le Conseil général de la ville de Neuchâtel avait décidé de ramener les heures de fermeture des discothèques et cabarets à 2 heures du matin en semaine. Pourtant, la loi cantonale sur les établissements publics de 1993 avait dopé la vie nocturne du chef-lieu: on y dénombrait, il y a dix ans, 17 établissements de nuit, dont 8 cabarets. Pour illustrer l'article, un dessin de Tony montre un gérant de discothèque de La Tchaux expliquant derrière son bar désert: «La semaine, je pourrais faire des soirées spéciales «gens du bas!» La Chaux-de-Fonds ne changeant pas son règlement, devait-on craindre - ou espérer - une migration de fêtards? Le directeur de police répondait: «Je ne suis pas convaincu qu'il y ait un report de population».

Mais, à Neuchâtel, la décision est prise. Les réactions des tenanciers de cabarets sont les plus vives. Leur chiffre d'affaires se fait, selon eux, principalement entre 2 et 4 heures du matin en semaine. Et le client n'est pas réputé pour être bruyant…

Aujourd'hui, une pétition circule demandant un assouplissement des horaires au centre-ville. Trop tard pour les cabarets!

Les archives des quotidiens neuchâtelois sont accessibles via www.arcinfo.ch/archives