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Le pôle se renforce

Le pôle horloger Vaucher, qui comptait déjà quatre sociétés, vient d'en créer une cinquième. Emanation de Vaucher Manufacture, Habillage et cadrans emploie dix personnes Décidément, les sociétés horlogères s'épanouissent au Val-de-Travers. Le pôle industriel horloger Vaucher, en mains de la Fondation de famille Sandoz, compte depuis le début de l'année une nouvelle société: Habillage et cadrans SA. Avec l'annonce du retour des ateliers Bovet sur leurs terres originelles, c'est la deuxième entreprise à naître, ou à renaître, en quelques semaines au Vallon. De quoi renforcer encore un peu plus l'axe de compétences horlogères qu'est devenu le district.

22 févr. 2006, 12:00

Les activités d'Habillage et cadrans SA, dont le nom va changer, étaient intégrées dans la société Vaucher Manufacture jusqu'à la fin de l'année dernière. Dès le 1er janvier, dix employés ont été détachés pour rejoindre la nouvelle entité. Cette dernière développe, fabrique et décore des cadrans de montres.

Un marché haut de gamme

Il ne s'agit donc pas à proprement parler d'un apport de richesses pour la région, en termes d'emplois et d'infrastructures. Mais cet état de fait pourrait évoluer. «Nous avons créé cette entité pour développer ses activités, explique Emmanuel Vuille, directeur général du pôle horloger Vaucher. Les cinq entreprises qui composent le pôle (Vaucher Manufacture et Habillage et cadrans, à Fleurier, Atokalpa, à Alle, Elwin, à Moutier, et Bruno Affolter, à La Chaux-de-Fonds) constituent un centre de compétence qui doit trouver de nouveaux clients. Dans ce sens, il faut que l'on soit proactif, que l'on anticipe les demandes. Il existe un marché haut de gamme, car peu de manufactures ouvrent leurs produits à d'autres marques.»

Car le pôle Vaucher ne faisait qu'un avec la marque Parmigiani jusqu'à fin 2002, sous le nom de Parmigiani Mesure et art du temps SA. «Puis on a voulu séparer les deux métiers que sont la mise en place d'une marque de montre ainsi que le développement et la production de composants et de mouvements horlogers, précise Emmanuel Vuille. Le but étant de faire un objet qualitativement industriel, mais émotionnellement artisanal.»

Un credo qui réussit plutôt bien à la marque comme au pôle. Vaucher Manufacture vient de louer 800 mètres carrés dans l'ancienne aciérie Schmutz, à Fleurier, surface où la société compte déménager une partie de sa production dès la fin du mois de mars. De plus, elle a acheté un terrain de 10.000 m2 à la rue du Temple, à Fleurier, où elle envisage de bâtir de nouveaux locaux d'ici à trois ans.

Le développement du groupe va obliger Vaucher Manufacture à travailler en trois équipes dès la mi-mars, pour une période limitée. Des commandes en hausse et des perspectives encourageantes qui confèrent une solide confiance à Emmanuel Vuille: «Nous nous sommes fixé le but de produire 20.000 ébauches par an. Avec 10.000 ébauches, nous sommes au milieu du gué.»

Habillage et cadrans profitera sans aucun doute de cette ascension. Tout comme la région d'ailleurs. «Nous sommes situés là où est l'ADN de nos produits». L'avenir appartient au Val-de-Travers! / FAE

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