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La nouvelle ambassadrice du Pays des fées s'est élancée

«L'Etincelante», l'automotrice de l'association Régional Val-de-Travers historique, a étrenné sa nouvelle vie en présence de son parrain, Michel Parmigiani et du conseiller d'Etat Bernard Soguel, samedi à Fleurier. Plusieurs dizaines de personnes ont profité de l'occasion pour s'offrir une petite balade à bord de la machine entièrement restaurée. «En voiture!» Il est 11h50 précises. «L'Etincelante», l'automotrice électrique de 1945 restaurée par l'association Régional Val-de-Travers historique, quitte la gare de Fleurier. Sous les flashs des badauds venus l'admirer, l'engin entame sa course inaugurale direction Noiraigue. A son bord, Michel Parmigiani, son parrain, est accompagné pour l'occasion du directeur des Transports régionaux neuchâtelois (TRN), Jean-Michel von Kaenel, et du conseiller d'Etat Bernard Soguel.

16 avr. 2007, 12:00

«Mon père qui venait de Milan est arrivé dans la région en 1947 à bord de l'une des automotrices qui parcouraient le Val-de-Travers», raconte Michel Parmigiani. «Tout comme ma mère qui, elle, venait du Trentin.»

Le serveur de «L'Etincelle», le bar de l'Etincelante, ouvre l'un des petits robinets de la fontaine à absinthe. Sur les murs trônent des reproductions d'affiches à la gloire du breuvage local. «Le train touristique du pays des fées et de l'absinthe est une vraie réussite», lance Bernard Soguel. «Il vient étoffer un peu plus l'offre de la région. Il est totalement dans la cible du tourisme doux que nous souhaitons promouvoir.»

Une fée verte bien vivante se balade entre les sièges de l'automotrice. A l'avant, Brigitte Valuri, la marraine de «l'Etincelante», a pris les commandes pour le retour sur Fleurier: «Je travaille comme mécanicienne pour la compagnie ferroviaire BLS. C'est la première fois que je pilote une telle machine. C'est un honneur et un vrai plaisir.»

Bernard Soguel évoque ses souvenirs de la campagne pour les élections fédérales de 1987. «Aucun socialiste ne voulait aller au Val-de-Travers. On disait, à l'époque, que c'était une terre imprenable. Je me souviens pourtant très bien de ces trains dans lesquels j'allais distribuer des tracts pour ma campagne au Conseil des Etats.» L'ancien dépôt des TRN à Fleurier est en vue. «L'Etincelante» s'immobilise. Michel Parmigiani en descend. Assis à une table, il se remémore quelques souvenirs de ces jeunes années: «Lorsque je suivais des cours à l'école d'horlogerie de Fleurier, le seul moyen de se déplacer depuis Couvet, où j'habitais, c'était le train ou le vélo. Jeune, on ne se procurait pas de voiture aussi facilement qu'aujourd'hui. Je ne regrette pourtant rien, ce fut une belle époque.»

Belle époque qui a pris samedi un nouveau départ avec «l'Etincelante». «Une magnifique hôtesse d'accueil», dixit Bernard Soguel. / YHU

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