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La loco a tenu toutes ses promesses

12 nov. 2007, 12:00

Voyager en train à la Belle Epoque, c'était toute une sinécure! Les trajets étaient évidemment beaucoup plus longs qu'aujourd'hui et parsemés de petites aventures pas piquées des vers. Grâce à toute l'équipe du Vapeur Val-de-Travers (VVT), une cinquantaine de passagers ont pu revivre quelques-unes de ces sensations. D'abord pour leur plaisir, ensuite pour découvrir la 52 221 sortie des ateliers ZOS de Ceské Velenice en Tchéquie après une cure de jouvence de plus d'une année. Ce galop d'essai s'est révélé tout à fait concluant.

Samedi après-midi, même s'il faisait un temps à ne pas mettre le nez dehors, de nombreux courageux n'ont pas voulu manquer la première sortie de la cinquième locomotive du VVT en état de marche. Dès midi, il régnait d'ailleurs une animation peu coutumière dans les entrepôts de Saint-Sulpice pour assister aux déplacements du monstre de métal, rutilant à souhait, dégageant d'impressionnants nuages de fumée blanche et sifflant à tue-tête. Reliée à quatre wagons voyageurs, la machine s'est ensuite élancée sur les voies ferrées du Vallon.

Saint-Sulpice, Fleurier, Travers, Les Verrières et retour, le voyage a duré près de trois heures et demie avec, bien sûr, plusieurs arrêts en gare question de remettre de l'huile dans l'embiellage et de procéder à quelques man?uvres obligées, mais aussi pour le fun et les photos. Le test le plus significatif de la journée fut la montée sur Les Verrières, afin de voir ce que la locomotive avait dans le ventre: «Nous l'avons lancée jusqu'à des pointes de 60 km/h et elle s'est admirablement bien comportée», commentait Gilles Roulin, président du VVT. «Les déboires que nous avons connus sur d'autres machines révisées en Pologne ne semblent heureusement pas se répéter.»

Pour les mécaniciens, l'exercice n'est pas de tout repos. La mise en chauffe est très physique et ils doivent anticiper la demande de vapeur de la locomotive. Dans les wagons non chauffés, l'ambiance était au beau fixe malgré une température quasi sibérienne. Il y régnait une certaine excitation et les commentaires allaient bon train. «Joli bijou!», entendait-on de toute part. Dans les tunnels, il faisait nuit noire et la fumée envahissait les compartiments. Un délicieux vin chaud servi par les membres du VVT réchauffait les c?urs. Dès ce printemps, on se réjouit de voir la 52 221 emmener des trains spéciaux dans la région des Trois-Lacs, en Suisse alémanique et en France.

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