Dealers sous les verrous

19 août 2009, 09:08

Sept trafiquants présumés de cocaïne ayant agi dans le Val-de-Travers et à Neuchâtel sont actuellement détenus dans l'attente de leur jugement. Il s'agit là du résultat d'une vaste enquête menée entre l'automne 2008 et ce printemps par la police neuchâteloise, a fait savoir hier le président du Collège des juges d'instruction, Nicolas Feuz.

La plus grosse opération a conduit à l'arrestation de six individus, tous requérants d'asile originaires d'Afrique de l'ouest. Lors des perquisitions, les agents ont séquestré une trentaine de grammes de cocaïne, des téléphones portables, ainsi que de l'argent. Depuis le printemps, une vingtaine de toxicomanes ont été entendus par les enquêteurs. De là découle que les six prévenus sont mis en cause pour avoir écoulé plus de deux kilos et demi de poudre, principalement dans le Val-de-Travers. «C'est une grosse quantité, une bonne partie de la consommation durant cette période dans le Vallon», évalue le juge d'instruction.

Lequel ajoute qu'un autre requérant africain a été arrêté en ville de Neuchâtel; dans le logement qu'il occupait, les policiers ont mis la main sur 10g de cocaïne. Les dix consommateurs entendus le mettent en cause pour au moins 1250 grammes de produit stupéfiant. Il agissait dans un cercle fermé depuis près de trois ans. /sdx

Grâce à Schengen

Effet Schengen Nicolas Feuz relève avec satisfaction les effets de l'accès, par les policiers, aux informations de l'Espace Schengen. Les trafiquants, en particulier africains, voyagent beaucoup et n'hésitent pas à changer d'identité. Ainsi, X, pincé pour trafic en Suisse, s'avère être le même que Y, arrêté en Allemagne, ou Z, coffré en Autriche.

Prison ferme Sans préjuger de quoi que ce soit, le juge rappelle que le commerce de cocaïne est passible d'un an de prison ferme à partir de 18 grammes de produit pur. Un des prévenus aurait «dealé» au moins un kilo. /sdx