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De milliers de souvenirs pour les 125 ans de l'Ecole de commerce

L'Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel a fêté en grande pompe, samedi, son 125e anniversaire. Plusieurs personnalités qui ont fréquenté cette institution ont participé au dîner de gala. La conseillère d'Etat saint-galloise Karin Keller-Suter et l'ancien chef de l'armée suisse Christophe Keckeis ont évoqué quelques souvenirs de leurs années passées sur les bancs de l'Ecole de comm'. «L'école de commerce forme une jeunesse forte et armée pour la vie.» Vu son exceptionnel parcours professionnel, l'ex-chef de l'armée suisse, Christophe Keckeis, souriait, samedi soir aux patinoires du Littoral, en se souvenant du slogan alors en vigueur à l'Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel (ESCN). A l'instar de plusieurs autres personnalités, le commandant de corps neuchâtelois participait au dîner de gala qui couronnait les festivités du 125e anniversaire de l'ESCN et a réuni plus de 1000 personnes.

19 mai 2008, 12:00

«C'était en 1964. Richard Meuli était directeur de cette école où j'ai obtenu ma maturité», poursuit Christophe Keckeis. «L'avenir a démontré que, personnellement, cette devise me correspondait plutôt bien. Mais le plus étonnant, c'est le nombre de personnes que j'ai croisé à travers toute la Suisse, au cours de ma carrière, qui m'ont parlé de l'Ecole supérieure de commerce de Neuchâtel. En Suisse alémanique, ce sont des milliers d'étudiants qui ont fréquenté les cours linguistiques d'été. Cette école a une véritable renommée nationale.»

Pour preuve, la conseillère d'Etat saint-galloise Karin Keller-Suter avait quitté sa région de Suisse orientale, au tout début des années 1980, pour venir apprendre le français à l'ESCN, alors sous la direction de Marcel Jeanneret. «Je n'ai pas fréquenté les cours d'été. Je suis venue passer mon diplôme de commerce à Neuchâtel où j'ai donc habité trois ans.»

Cette époque de récession a marqué celle qui allait devenir cheffe de la justice et de la sécurité du canton de Saint-Gall. «Nous vivions un choc pétrolier. C'était la crise économique et horlogère. J'avais un petit ami à Colombier dont le père, ingénieur, était au chômage. Pour moi, c'était une situation tout à fait nouvelle. En Suisse orientale, le tissu économique était différent. On évoquait cette crise mais on la ressentait beaucoup moins qu'ici, à Neuchâtel.»

Avec son regard extérieur, Karin Keller-Suter se souvient également avoir très fortement ressenti le clivage existant entre le haut et le bas du canton. Un canton qui, à son sens, incarne «la Romandie profonde». Si Karine Keller-Suter n'a pas souvent l'occasion de revenir à Neuchâtel, elle affirme entretenir de très bonnes relations avec la conseillère nationale, Sylvie Perrinjaquet (avec laquelle elle devisait, du reste, lors du souper de samedi soir) et le conseiller aux Etats, Didier Burkhalter. /FLV

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