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La pression est maintenue sur les sangliers dans le canton de Neuchâtel

En raison d’une recrudescence des dommages constatés dans les cultures en 2018, l’effort de régulation du sanglier sera maintenu à un niveau élevé cette année dans le canton de Neuchâtel. Des tirs spéciaux seront autorisés dès le 1er juin.

22 mai 2019, 05:30
La chasse du sanglier en dehors des forêts sera ouverte le 1er juin prochain.

Les sangliers de l’Arc jurassien font preuve d’une vigueur reproductive à faire fantasmer les politiciens chargés d’imaginer de nouveaux financements pour l’AVS. Sauf que ces petits-là ne sont pas appelés à devenir de futurs cotisants: leur avenir est simplement de grandir, donc de se nourrir, quitte à taper parfois dans le maïs des paysans ou à retourner quelques champs et autres prairies.

Là où le cœur de l’homme n’aimerait y voir qu’une joyeuse forme de prolifération, la raison de l’Etat distingue une envahissante et coûteuse surpopulation. En 2018, les sangliers ont causé pour 310’000 francs de dégâts aux cultures dans le canton de Neuchâtel. C’est un peu moins qu’en 2016 (350’000 francs), mais nettement plus qu’en 2017 (242’000 francs).

Tirs spéciaux autorisés

«Ces dommages ont principalement été constatés en début de saison, en mars et en avril. Le reste de l’année a été plus calme», détaille Christophe Noël. L’inspecteur cantonal de la faune précise que «cette tendance se poursuit en 2019», même si des dégâts ont été observés par endroits.

En raison de cette recrudescence des dommages par rapport à 2017, la pression sera maintenue sur le sanglier. Une chasse spéciale sera autorisée en dehors des forêts et sans chiens du 1er juin jusqu’à la mi-août. Depuis le 1er juillet et jusqu’à fin octobre, des tirs de régulation seront possibles depuis les dix miradors installés en forêt autour du district franc du Creux-du-Van, et les deux situés près de la réserve des Jordans. La chasse traditionnelle sera ouverte sur tout le territoire de la mi-août à la fin janvier 2020.

Pas très loin de chez nous, les cantons de Vaud et du Jura, ainsi que la France voisine, connaissent de gros problèmes avec le sanglier
Christophe Noël, inspecteur cantonal de la faune

L’an dernier, 184 sangliers ont été prélevés à la chasse, et 42 lors des tirs spéciaux (16 depuis les miradors, 26 à l’affût hors des forêts). «Après les 348 individus tués par les chasseurs en 2017, nous sommes revenus à des chiffres plus standards pour le canton», relève Christophe Noël.

Mais l’inspecteur de la faune reste prudent. «Cela semble plus calme. Mais, pas très loin de chez nous, les cantons de Vaud et du Jura, ainsi que la France voisine, connaissent actuellement de gros problèmes avec le sanglier», lâche-t-il. Afin de «maintenir un effort de chasse important» cette année encore, l’Etat a pris des dispositions «pour que les chasseurs puissent assurer un nombre de prélèvements suffisant».

Pas de quota

Combien de cochons sauvages tomberont-ils sous les balles cette année? Aucun quota n’a été fixé. «Car il n’existe aucune méthode fiable permettant d’estimer les effectifs de sangliers du canton», précise Christophe Noël. «Les seuls indicateurs que nous avons, ce sont les tirs et les dommages causés.»

Les dégâts constatés l’an dernier incitent ainsi à la vigilance.
 

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