A Oliva, les Xamaxiens suivent le règlement à la lettre

Un camp d'entraînement, comme celui qui finit dans deux jours pour Neuchâtel Xamax, ne s'organise pas d'un coup de baguette magique. Cela se mijote longtemps à l'avance et se peaufine soigneusement, mais laisse quand même une place à l'improvisation. Petit tour d'horizon du règlement à l'interne, avec Pierre-André Schürmann.
26 janv. 2010, 11:15

Les entraînements

A la base, ils ont lieu à 10h et 16 heures. Mais les horaires sont ajustables. «Certaines séances ont été avancées, afin de pouvoir effectuer du travail spécifique - musculation, par exemple», explique Pierre-André Schürmann. Le programme exige parfois des modifications. Le match contre le CSKA Moscou s'est fini, dimanche soir, aux environs de 19 heures. Une douche et près de deux heures et demie de route plus tard, les joueurs sont arrivés à l'hôtel vers 22h15. Du coup, l'entraînement d'hier matin a été décalé, puis adapté selon les joueurs qui avaient défié les Russes ou pas. L'autre exemple à citer est pour aujourd'hui, puisque le match contre Levante aura lieu ce matin, à 11 heures.

Le réveil

«Dimanche, nous sommes rentrés assez tard après le match contre le CSKA», lâche Pierre-André Schürmann. Du coup, vu qu'il a fallu souper après ce match, les horaires ont été un peu plus souples. Sinon, la réception de l'hôtel se charge de réveiller les derniers endormis. «Et mes joueurs ont assez de moyens pour se réveiller», reprend le coach.

Les repas

Les joueurs doivent aller déjeuner entre 8h et 8h30, dîner entre 12h30 et 13h et souper entre 20h et 20h30 normalement. Que trouvent-ils dans leur assiette? «Nous sommes arrivés ici avec une structure de menus», avoue Pierre-André Schürmann. «Mais après, on discute aussi avec les gens de l'hôtel. En général, on y trouve de très bons cuisiniers.

L'extinction des feux

A Neuchâtel, les joueurs ne doivent pas être vus dans un établissement public au-delà de 23 heures. «Ils sont assez grands pour gérer leur «temps privé», mais c'est la même heure pour qu'ils soient dans leurs chambres», précise Pierre-André Schürmann. «Mais je sais que je peux avoir confiance en mon groupe, il n'a pas besoin d'horaires.» De toute façon, avec la charge due aux entraînements, les joueurs sont vite fatigués...

Amendes?

«En cas de retard, à l'entraînement, aux repas, il y a bien sûr un règlement interne», lance Pierre-André Schürmann. Celui qui y contrevient renfloue la caisse d'équipe. Et qui s'y est collé hier, à l'heure d'aller à une activité extrasportive - un bowling -? Le coach!

Les chambres

En règle générale, les joueurs choisissent. «A Couvet (réd: lors du premier camp de préparation, il y a une quinzaine de jours), nous avons un peu bouleversé les habitudes», sourit Pierre-André Schürmann. «Mais ici, en Espagne, nous avons plutôt laissé la liberté aux joueurs. Un camp, c'est aussi le plaisir de vivre ensemble. Et les liens qui se créent en chambre sont importants, peuvent même se retrouver sur le terrain.» En général, les affinités linguistiques - Admir Aganovic et Selver Hodzic -, nationales - Baba Fatadi et Omar Ismaeel, Damien Tixier et Stéphane Besle - ou générationnelles - Max Veloso et Mike Gomes, par exemple - sont visibles à l'hôtel ou dans le car.

Les téléphones

«L'éducation rentre aussi en ligne de compte», avance Pierre-André Schürmann. «Mes joueurs savent quoi faire et ne pas faire. Je leur fais confiance.» Le groupe se gère bien, se plaît à conclure le Valaisan. /FTR

Dans les coulisses d'Oliva

De feu
Avec Abdou Rahman Dampha, Neuchâtel Xamax a sans nul doute déniché un jeune joueur intéressant. Et à Oliva, il a prouvé qu'il avait une puissance de tir terrible, brisant un mannequin en plastique à l'entraînement de samedi matin.

Au calme
Lors du match contre le CSKA Moscou, dimanche en début de soirée, la délégation neuchâteloise a découvert les superbes installations de Campoamor, isolées au sud de Torrevieja. Un golf, deux superbes pelouses d'entraînement, entourées par une petite falaise et une orangeraie. C'est ça aussi, l'Espagne!

Toujours plus haut
Toujours contre le CSKA Moscou, des joueurs xamaxiens, laissés au repos, ont dû prendre de la hauteur, histoire de mieux pouvoir filmer la partie. Ou du moins, la première mi-temps.

CSKA Moscou, suite et fin
Dimanche, toujours, les joueurs xamaxiens ont pu constater que les Russes étaient venus avec leur compagne, voire même avec leurs enfants. Et parmi la petite septantaine de supporters figurait un drôle de zèbre, fortement imbibé. Qui a fait la bise au gardien du CSKA, Igor Akinfeev, en lui redonnant le ballon et était en larmes à la fin du match, peu après la deuxième égalisation neuchâteloise, signée Admir Aganovic. /ftr

A Oliva, on a l'habitude de recevoir des équipes de football, du monde entier

Dans les vitrines de l'hôtel où résident les Xamaxiens figurent ballons et maillots des nombreuses équipes ayant fréquenté les lieux. Citons Salzbourg, Spartak et Lokomotiv Moscou, Munich 1860, Hambourg, River Plate ou le FC Zurich. Du beau linge, qui place haut la réputation de l'Oliva Nova Golf, Beach & Golf Hotel... Et ce n'est pas que pour la piscine! /ftr

Dernier match de préparation en Espagne, ce matin!

C'est ce matin, à... 11 heures, que Neuchâtel Xamax disputera son troisième et dernier match de préparation en terre espagnole. Face à Levante, Pierre-André Schürmann n'exclut pas de faire tourner son effectif. /ftr

Entre travail et rires, un groupe se construit

CARTE POSTALE - PAR FRANÇOIS TREUTHARDT

reconnaissent, le groupe xamaxien vit bien. Mélange de générations, de nationalités, de races ou de religions, l'ensemble neuchâtelois a belle allure, vu de l'intérieur.

Il travaille dur, il fournit beaucoup d'efforts pour être prêt dans onze jours déjà, au Letzigrund. Qu'importe si Ideye Brown n'est plus là, comme le rappelait Mario Gavranovic, il s'agira d'être d'attaque à Zurich, le 6 février.

Mais surtout, les «rouge et noir» ont le sourire aux lèvres. ça rigole, ça s'allume à qui mieux mieux. Même le coach y a eu droit hier, lors de la gigantesque partie de bowling. ça chambre, dans toutes les langues: français, italien, allemand, bosniaque, anglais. A ce jeu-là, les gardiens ne sont pas les plus manchots.

En résumé, Oliva aura, on l'espère, permis à la phalange xamaxienne de retrouver le bon chemin, celui du succès. En tout cas, ce camp aura consolidé un bon groupe.