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Aucun répit dans la violence

En deux jours, les attentats et les affrontements ont fait plus de 110 morts dans le sud du pays. Le gouvernement tente de rassurer, sans convaincre Malgré les propos lénifiants du premier ministre Nouri al-Maliki et de l'armée américaine, la violence ne connaît pas de répit en Irak: en deux jours, attentats et affrontements ont fait plus de 110 morts dans le pays, dont une cinquantaine pour la seule journée d'hier.

29 août 2006, 12:00

A Bagdad, en milieu de matinée, un attentat-suicide à la voiture piégée à un barrage de police devant le ministère de l'Intérieur a fait 16 morts, dont 10 policiers, et 47 blessés, dont 18 policiers, selon le lieutenant de police Ahmed Mohammed Ali.

Affrontements permanents

L'attaque s'est produite à une heure de circulation dense. L'explosion a été entendue à deux kilomètres de distance, alors que de la fumée noire s'élevait dans le ciel.

A Diouaniyah, une ville à majorité chiite située à 130 kilomètres au sud de la capitale, ce sont de violents affrontements entre forces irakiennes et combattants de l'armée du Mahdi, la milice de l'imam chiite radical Moqtada al-Sadr, qui ont fait couler le sang: au moins 34 morts - pour la plupart des soldats irakiens - et 70 blessés.

Les combats dans cette ville ont éclaté dans la nuit de dimanche à hier lorsque l'armée irakienne a lancé une série de raids dans trois quartiers pour tenter d'en déloger les miliciens du Mahdi et de saisir leurs armes, a précisé le capitaine Fatik Aïed. Les affrontements se sont poursuivis toute la journée d'hier.

Preuve de la résistance opposée par les hommes de Moqtada al-Sadr et de leur forte implantation dans cette ville, sur les 34 victimes décédées, 25 sont des soldats irakiens. Seuls deux miliciens ont été tués, tandis que sept civils ont trouvé également la mort, a rapporté le Dr Mohammed Abdul-Muhsen, de l'hôpital général de Diouaniyah. Ce bilan de 50 morts pour la journée d'hier fait suite à celui de plus de 60 morts enregistré dimanche dans le pays.

Au bord de la guerre civile

Le premier ministre al-Maliki, qui continue de parler de décrue de la violence malgré ces dizaines de morts quotidiens, a beaucoup de mal à contenir l'influence de l'imam Moqtada al-Sadr, dont le mouvement détient 30 sièges au Parlement.

D'autant qu'il a décroché son poste à la tête du gouvernement irakien grâce notamment au soutien de cet imam chiite radical.

Au cours des quatre derniers mois, quelque 10.000 Irakiens ont été tués à travers le pays lors d'affrontements incessants entre extrémistes sunnites et chiites et lors des attentats et attaques menés par les insurgés sunnites. On est donc loin d'une baisse de la violence clamée par le premier ministre et par l'armée américaine. / ap

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