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Animer contre la censure iranienne

«Téhéran Tabou» en présence d’un de ses acteurs, dimanche au Bio.

10 nov. 2017, 02:05
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A l’instar de sa compatriote Marjane Satrapi avec le remarquable «Persepolis», le réalisateur iranien Ali Soozandeh, exilé en Allemagne depuis 1995, a trouvé dans le cinéma d’animation le moyen rêvé de parer à l’impossibilité de tourner en Iran un film sur la réalité occultée d’un pays qui multiplie les interdits, parfois jusqu’à l’absurde.

En recourant à la rotoscopie, une technique éprouvée qui consiste à dessiner les images à partir de scènes filmées avec de véritables actrices et acteurs, Soozandeh brosse un portrait sans concession de la société iranienne sous la domination islamiste, sans avoir à sacrifier aux contraintes et diktats que des censeurs omnipotents imposent systématiquement aux films réalisés en prises de vues réelles.

A la fois si lointaines et si proches, ces images combien révélatrices nous plongent dans le quotidien de Donya, Pari et Sara, trois femmes qui s’efforcent de se défaire du carcan anxiogène du patriarcat et de...

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