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Alpiq, un géant sous haute tension

Suite à deux très mauvaises années consécutives, le groupe fait peser de lourds risques financiers sur ses actionnaires, dont une bonne partie sont des villes et des cantons romands.

24 avr. 2013, 00:01
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A la veille de son assemblée générale, le géant suisse de l'électricité Alpiq subit des remous plutôt dérangeants. Dans son rapport de gestion 2012, l'entreprise admettait un "résultat nettement inférieur à celui de l'exercice précédent". Cela se traduit par une perte de 1,086 milliard de francs et un chiffre d'affaires en recul de 9,1%, s'établissant à 12,71 milliards.

Pour se refaire une santé, voilà deux ans qu'Alpiq s'est lancé dans des mesures d'économie drastiques, se séparant de 1000 emplois et réduisant ses investissements. Surtout, le groupe est aujourd'hui à la recherche de liquidités, comptant en cela sur ses actionnaires. Le plus gros d'entre eux, la holding Energie Ouest Suisse (EOS), étant aux mains de collectivités publiques romandes, il est probable que cette levée de fonds se réalisera indirectement sur le dos du contribuable.

Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Valais, Bâle, Soleure, Berne... La question touche toute la Suisse, mais certains actionnaires...

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