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A partir de lundi, Harmos fait son entrée dans les préaux

L'année scolaire qui commence lundi marque le début de la mise en ?uvre d'Harmos dans le canton de Neuchâtel. En attendant, plus de 20 000 élèves préparent leur cartable. Les 20 249 élèves neuchâtelois qui, lundi, reprennent le chemin de l'école se doutent-ils que l'année scolaire qu'ils entament est un pas de plus vers l'harmonisation? Sûrement pas. Reste que, pour l'école neuchâteloise, 2008-2009 constitue le coup d'envoi de la mise en ?uvre d'Harmos, concordat intercantonal visant à unifier les structures principales de la scolarité obligatoire en Suisse. C'est-à-dire cette tranche de vie de onze ans, du préscolaire à la fin du secondaire 1.

15 août 2008, 12:00

Loin des préaux, le Grand Conseil a approuvé en juin le concordat, ainsi que la Convention scolaire romande. Aucun référendum n'ayant enrayé la machine, les deux textes ont été promulgués par le Conseil d'Etat ce mercredi. Les travaux de mise en ?uvre peuvent donc débuter, s'est réjouie la cheffe de l'Education Sylvie Perrinjaquet, qui tenait conférence de presse hier.

Mais les plus petits auront le temps de grandir avant de découvrir les effets d'Harmos. Les innovations seront progressivement introduites de 2010 à 2014. Parmi elles, l'arrivée de l'anglais dès la 5e, des épreuves de bilan à la fin du degré 8. Ou, pour Neuchâtel, le passage de la 6e dans le deuxième cycle primaire. Actuellement, elle fait partie intégrante du secondaire inférieur. Pour Sylvie Perrinjaquet, le débat - l'autorité cantonale veut une démarche participative - portera sur la grille horaire. Faut-il l'accroître ou bien la redimensionner en revoyant certaines disciplines? Question encore ouverte...

Cette année qui débute marquera aussi la fin des commissions scolaires, qui céderont la place à des conseils d'établissement, «à la voix plutôt consultative». En fait, le pouvoir exécutif passe dans les mains des conseillers communaux. Et ce pouvoir sera réel: ce sont eux qui seront au front pour favoriser les rapprochements chaque fois qu'ils permettront le maintien d'au moins une classe par commune. Une démarche qu'encourage le Conseil d'Etat. Hier, Sylvie Perrinjaquet avait symboliquement invité la presse à Coffrane, dans une des quatre classes qui, dès lundi, accueilleront les «enfantines» de trois villages: Coffrane, Les Geneveys-sur-Coffrane et Montmollin. Elle aurait pu tout aussi bien se rendre à Vaumarcus; elle a accordé au petit village de la Béroche, dont la classe n'avait pas l'effectif requis, une dérogation, pour autant qu'elle signe avec ses voisines une convention donnant naissance à un ressort scolaire.

Enfin, communes et établissements scolaires sont invités - et l'invitation est pressante - à poursuivre les efforts entrepris depuis 2006 pour harmoniser les horaires, au moins à trois moments de la journée: en début et en fin de matinée, ainsi qu'en début d'après-midi. Soucieuse de renforcer ses liens avec les familles, l'école neuchâteloise veut notamment éviter que les parents doivent se muer en chauffeur de taxi pour leur progéniture.

Un premier pas vers l'horaire continu? «C'est un autre débat, qui incombera aux communes», précise Sylvie Perrinjaquet. / SDX

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