Une loco à vapeur stationnée à Saint-Sulpice retourne dans son Jura

Une locomotive a pris… la route ce mardi matin à Saint-Sulpice. Stationnée dans le hangar du Vapeur Val-de-Travers, la machine a été transférée vers Choindez, où elle a œuvré jusqu’au début des années 2000.
07 avr. 2020, 15:43
La locomotive E 2/2 lors de son départ, ce mardi matin, du dépôt de Saint-Sulpice pour rejoindre Choindez.

Alors que les livreurs sillonnent les routes en cette période de coronavirus, rares sont ceux qui convoient une locomotive à vapeur de 1911. Ce mardi matin, c’est pourtant ce que l’on a chargé sur un camion à Saint-Sulpice. Hébergée par le Vapeur Val-de-Travers, la E 2/2 numéro 9 a pris la route de Choindez, dans le Jura.

«Historiquement, cette locomotive de manœuvre a travaillé là-bas, à l’usine Von Roll, jusqu’en 1998», explique Pablo Hoya, vice-président du Vapeur Val-de-Travers. Elle avait alors été récupérée par la Traction, l’association ferroviaire jurassienne. Laquelle s’était ensuite approchée du VVT, en 2008, pour lui trouver un abri: «Les Jurassiens roulent sur voie métrique et ils cherchaient un espace à voie normale pour cette loco. Nous avions signé une convention pour la conserver.»

Au musée Von Roll

La place dans le dépôt vallonnier étant comptée, le VVT a contacté l’année dernière la Traction. Les deux associations ont alors pris contact avec l’entreprise Von Roll, «qui s’est montrée intéressée à la reprendre pour leur musée». Elle y sera exposée, mais ne devrait plus rouler. 

Le transfert de ce mardi matin représente l’une des seules activités enregistrées au dépôt de Saint-Sulpice depuis le début de la pandémie de Covid-19. «Nous avons annulé nos circulations de mai et nous prendrons prochainement une décision pour celles de juin. La suite est inconnue. Nous avons fermé le dépôt. Tout est actuellement stoppé. Nous avons déjà décalé certains travaux à l’année prochaine», précise Pablo Hoya.

Les circulations publiques du VVT doivent se tenir les 13 juin, 12 septembre et 3 octobre prochains.

par Matthieu Henguely