Un macaque fumé saisi par les douaniers

Les douaniers des Verrières ont saisi, au cours des derniers jours, de la marchandise plutôt surprenante. Un macaque, des poissons et des serpents, tous fumés, ainsi qu'un sac de chenilles ont été trouvés, vendredi dernier, dans les bagages d'une ressortissante parisienne qui voyageait à bord du TGV. Lundi, ce sont sept serpents vivants qui ont été découverts dans une voiture hongroise. «La première chose sur laquelle nous sommes tombés en ouvrant les sacs, ce sont les pattes. Ça surprend. Sans compter l'odeur», explique Patrick Cretin, adjudant de l'état-major au commandement et responsable de la communication pour les gardes-frontière. Les pattes en question appartenaient à un macaque fumé que transportait une ressortissante parisienne, avec des serpents et poissons fumés, ainsi que des chenilles.

04 avr. 2008, 12:00

La découverte a eu lieu vendredi dernier, aux alentours de 12h15, dans le TGV reliant Paris à Berne. La touriste, qui venait passer le week-end chez des amis en Suisse, avait dissimulé sa marchandise dans deux sacs de sports, placés dans les compartiments à bagages, entre deux wagons.

Ces aliments en provenance de la République Centre Africaine ont été saisis et détruits. «Nous ne sommes pas face à une grande affaire. Il s'agit d'un cas de trafic touristique, surprenant de part la nature de la marchandise. Pour le macaque, il s'agit d'une espèce protégée et de surcroît il n'y a évidemment aucun contrôle vétérinaire et sanitaire», précise Patrick Cretin.

La seconde affaire remonte à lundi, à 15h, au point de passage des Verrières. Lors de la vérification d'une voiture immatriculée en Hongrie, qui se présentait à la sortie de Suisse, les gardes-frontière ont mis la main sur sept serpents vivants. Les cinq couleuvres et les deux serpents roi de Californie étaient cachés dans une glacière.

Le ressortissant hongrois transitait depuis l'Allemagne. Il a avoué avoir tenté de vendre les reptiles sur le territoire suisse. Ils ont été séquestrés et placés dans un vivarium.

Comme dans le cas précédant il s'agit, selon la Loi sur les douanes, d'un trafic touristique. Les peines encourues sont d'ordre pécuniaire. Le montant sera défini en fonction de la valeur des marchandises saisies. / FNO