Les deux ventes passent

Il y avait foule mercredi à la séance extraordinaire du Conseil général des Verrières. La population, mais aussi les parties intéressées par les deux objets soumis au vote: la vente par la commune de deux parcelles censées accueillir d'importants commerciaux et culturels. Les élus ont accepté les deux ventes presque sans contestation. Ils ont aussi nommé le socialiste Daniel Barbezat au Conseil communal, en remplacement de Véronique Hirschi, démissionnaire.

10 févr. 2006, 12:00

Ayant légué sa maison de maître à la commune en 2003 tout en lui faisant promettre de ne pas la vendre, la doyenne du village, décédée en 2002, avait fait un cadeau embarrassant (notre édition du 6 février). Ainsi, quand son petit-fils se manifeste pour racheter le bien, la commune y voit une aubaine à ne pas manquer. «C'est regrettable de s'en séparer, a estimé lors de la séance le radical Jean-Pierre Rey. Mais cette maison coûte à la commune. Il faut la vendre.»

Un avis que ne partageait pas David Sancey, radical lui aussi: «Le prix de 120.000 francs a été mal défini. Je ne suis pas d'accord et je m'opposerai à la vente ce soir.» Le radical Jean-Pierre Fauguel aurait souhaité que l'annexe du bâtiment, en partie occupée par un hangar des Travaux publics, reste propriété communale. Devant le refus, pour des raisons techniques, de l'exécutif, il a prévenu: «Il ne faudra pas, dans les deux ans qui viennent, demander la construction de nouveaux hangars!» Au final, la vente a été acceptée par douze voix contre une.

La vente d'un terrain constructible de 8000 m2 à la société Biacryl a aussi passé la rampe, à l'unanimité. / fae