La plus belle, c'est Nova

Bernard et Fabrice Menoud n'ont pas ménagé leurs efforts pour que leur vache red holstein, déjà quatre fois championne, soit sacrée une nouvelle fois à Swiss'Expo à Lausanne Nova a retrouvé son habit de travail et ses colocataires. Dans l'étable de la ferme Menoud, à Môtiers, plus rien ne la distingue des autres vaches. Elle est pourtant une grande dame, sortie championne de la catégorie des red holstein au Salon de l'agriculture de Lausanne qui s'est tenu du 12 au 15 janvier dernier.

23 janv. 2006, 12:00

«Cette année, nous avons encore fait une 1re de catégorie génisse et une 5e de catégorie vache», se félicite Bernard Menoud, le père. Avec son fils Fabrice, il n'hésite pas à parcourir la Suisse romande, de salon en concours, avec ses plus belles bêtes. «Nova a déjà été cinq fois championne, et chaque fois avec un autre expert, poursuit Bernard Menoud. A la Junior Expo de Bulle en 2004 et 2005, à l'Arc Jurassien Expo de Saignelégier en 2005, au Comptoir de Lausanne en 2005 et cette année à la Swiss'Expo.»

Tout un art

Une passion qui nécessite un investissement de soi qui peut surprendre les non-initiés. Un mois avant un concours, il s'agit en effet d'initier les vaches au podium, le plus sérieusement du monde: «Il faut leur apprendre à marcher comme à un top model, explique Fabrice Menoud. On tourne alors autour de la ferme, d'une demi-heure à une heure tous les deux jours. Le but est de les faire marcher la tête haute et de les faire s'arrêter les pattes bien positionnées: parallèles devant et légèrement décalées derrière. C'est tout un travail.»

Des exercices que les vaches apprécieraient, selon Fabrice Menoud. Mais ce travail ne suffit pas à lui seul à faire une championne: «Le meneur, ou show man, doit connaître exactement les qualités et les défauts de sa bête, de manière à mettre en avant ce qu'elle a de meilleur. C'est le meneur qui pose sa vache.» Tout un art donc, qui peut même s'apprendre par des cours.

«Il faut leur apprendre à marcher comme à un top model»

Des cours, il en existe aussi de clipage, soin essentiel dans la vie d'une reine de beauté. Après avoir shampouiné la vache, en principe la veille du concours, pour qu'elle puisse sécher, son poil est coupé ras, ses pis rasés de près. Et une heure avant d'entrer en scène, la ligne du dos est peignée, bien droite, et les derniers détails fignolés. «Pendant longtemps, les meilleurs clipeurs venaient des Etats-Unis, précise Bernard Menoud. Aujourd'hui, on trouve plus de Suisses, mais ils sont allés se former en Amérique.» A la Swiss'Expo de cette année, il y avait 1000 vaches à cliper!

Prochaine étape pour les Menoud: l'Arc Jurassien Expo de Saignelégier, fin mars. Dans 15 jours, Nova reprendra ses rondes, fière comme une étoile. Une star quoi. /FAE

Swiss'Expo, un produit du Vallon

Nova a retrouvé son habit de travail et ses colocataires. Dans l'étable de la ferme Menoud, à Môtiers, plus rien ne la distingue des autres vaches. Elle est pourtant une grande dame, sortie championne de la catégorie des red holstein au Salon de l'agriculture de Lausanne qui s'est tenu du 12 au 15 janvier dernier.

«Cette année, nous avons encore fait une 1re de catégorie génisse et une 5e de catégorie vache», se félicite Bernard Menoud, le père. Avec son fils Fabrice, il n'hésite pas à parcourir la Suisse romande, de salon en concours, avec ses plus belles bêtes. «Nova a déjà été cinq fois championne, et chaque fois avec un autre expert, poursuit Bernard Menoud. A la Junior Expo de Bulle en 2004 et 2005, à l'Arc Jurassien Expo de Saignelégier en 2005, au Comptoir de Lausanne en 2005 et cette année à la Swiss'Expo.»

Tout un art

Une passion qui nécessite un investissement de soi qui peut surprendre les non-initiés. Un mois avant un concours, il s'agit en effet d'initier les vaches au podium, le plus sérieusement du monde: «Il faut leur apprendre à marcher comme à un top model, explique Fabrice Menoud. On tourne alors autour de la ferme, d'une demi-heure à une heure tous les deux jours. Le but est de les faire marcher la tête haute et de les faire s'arrêter les pattes bien positionnées: parallèles devant et légèrement décalées derrière. C'est tout un travail.»

Des exercices que les vaches apprécieraient, selon Fabrice Menoud. Mais ce travail ne suffit pas à lui seul à faire une championne: «Le meneur, ou show man, doit connaître exactement les qualités et les défauts de sa bête, de manière à mettre en avant ce qu'elle a de meilleur. C'est le meneur qui pose sa vache.» Tout un art donc, qui peut même s'apprendre par des cours.

Des cours, il en existe aussi de clipage, soin essentiel dans la vie d'une reine de beauté. Après avoir shampouiné la vache, en principe la veille du concours, pour qu'elle puisse sécher, son poil est coupé ras, ses pis rasés de près. Et une heure avant d'entrer en scène, la ligne du dos est peignée, bien droite, et les derniers détails fignolés. «Pendant longtemps, les meilleurs clipeurs venaient des Etats-Unis, précise Bernard Menoud. Aujourd'hui, on trouve plus de Suisses, mais ils sont allés se former en Amérique.» A la Swiss'Expo de cette année, il y avait 1000 vaches à cliper!

Prochaine étape pour les Menoud: l'Arc Jurassien Expo de Saignelégier, fin mars. Dans 15 jours, Nova reprendra ses rondes, fière comme une étoile. Une star quoi. /FAE