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«La gestion communale ce n'est pas du poker!»

Gestion rigoureuse et bonne conjoncture permettent aux autorités de Môtiers de présenter des comptes positifs, mais également de proposer une baisse d'impôts anticipée. Une diminution unanimement avalisée lundi soir, même si un élu aurait préféré une baisse nettement plus drastique, estimant qu'il fallait «jouer quitte ou double». «Nous ne jouons pas au monopoly ou au poker. Nous sommes là pour gérer une collectivité publique. Nous devons nous montrer responsables pour assurer la pérennité de la commune», a rétorqué Christian Mermet, chef des Finances, à Xavier Menoud.

30 avr. 2008, 12:00

L'élu radical, qui conteste la quasi-totalité des décisions communales, a suggéré d'abaisser drastiquement le coefficient fiscal à 25 ou 30 pour cent. Une proposition faite dans le cadre du débat sur la diminution du coefficient de 75 à 72% proposée par le Conseil communal. Le taux soumis par l'exécutif est celui de la nouvelle commune, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2009.

«Notre bonne situation financière nous incite à vous proposer d'anticiper cette adaptation avec effet rétroactif au 1er janvier de cette année», a précisé le Conseil communal.

En effet, à l'instar de nombreuses autres localités, Môtiers voit ses comptes 2007 se solder par un bénéfice. Chiffré à 206 530 francs, après amortissements supplémentaires, il représente une jolie surprise alors que le budget annonçait un déficit de 29 089 francs.

Malgré la baisse d'impôts, les autorités attendent, à l'issue de l'exercice 2008, un nouvel excédent de recettes d'environ 182 000 francs.

Selon Xavier Menoud, les autorités devraient profiter de cette année de transition avant de fusionner pour jouer un coup de poker.

«En fixant notre coefficient à 25 ou 30% cela nous permettrait peut-être d'attirer de gros contribuables. Et si nous n'y parvenons pas et que nous perdons de l'argent, c'est la commune unique qui assumera!»

Des propos qui ont fait se lever des yeux et s'élever des protestations dans la salle. C'est le président du législatif fraîchement élu, René Calame, qui a mis un terme aux discussions.

A noter encore que les comptes ont été adoptés par onze voix et n abstention, avec les félicitations du législatif au Conseil communal pour sa gestion qualifiée de prudente. / FNO

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