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Confusion autour du réservoir et de la fusion à Saint-Sulpice

A moins de vingt jours de la votation sur la fusion des neuf communes, les élus saint-sulpisans ont mis un frein inattendu à leurs investissements en refusant la demande de crédit d'étude pour la construction d'un nouveau réservoir. Une décision surprenante lorsque l'on sait que cette dépense fait partie du budget prévisionnel réalisé par le comité de fusion. «Si la fusion passe, ce projet n'aboutira peut-être jamais, et nous aurons alors perdu nos 25 000 francs.» Pour Mina Barigello, élue de l'Entente radicale-libérale-jeunesse et avenir, il est trop risqué d'accorder un crédit d'étude pour la construction d'un nouveau réservoir, à trois semaines de la votation sur la fusion. Un argument qui a fait mouche, lundi soir, lors de la séance du Conseil général. Constatant l'hésitation générale au sein du législatif et au vu de l'absence de réponse concrète de la part de l'exécutif, sa colistière Fabienne Beuchat l'a appuyée en demandant le vote à bulletin secret. Résultat: égalité des voix et, par conséquent, refus du crédit.

06 févr. 2008, 12:00

Situation cocasse quand on sait que cet investissement et son amortissement sont inscrits dans le budget prévisionnel de la commune à neuf. Une décision qui met à jour une carence d'information d'autant plus surprenante que les législatifs comptent chacun trois représentants dans les groupes de relais entre le comité de fusion et les communes. Benoît Couchepin, chargé de communication pour le comité de fusion, se dit stupéfait par ce raisonnement. «Si la fusion est acceptée, pour les communes cela s'apparentera à un mariage sous la communauté des biens. Toutes les bourses seront mises en commun. Les 25 000 fr. du crédit d'étude de Saint-Sulpice en feront également partie. La commune n'a donc rien à perdre, que le projet aboutisse ou non. Le nouveau coefficient fiscal tient compte de la construction de ce nouveau réservoir et au vu de l'urgence, il n'y aucune raison pour que ce projet soit abandonné.»

Francis Trifoni, conseiller communal en charge des Travaux publics et de l'environnement, est lui aussi abasourdi et déçu par cette décision. Voilà des années qu'il travaille sur un dossier dont les prémisses remontent à 1993. Aujourd'hui, le projet se retrouve à nouveau au point mort et nul ne sait quand il sera repris. /FNO

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