Val-de-Ruz: les cochons malades ont été importés par un proche des milieux antispécistes

Les tests sur la présence de syndrome dysgénésique et respiratoire du porc réalisés dans des élevages porcins du Val-de-Ruz se sont tous révélés négatifs. Le foyer est parti de deux individus importés illégalement d’Espagne.
20 mai 2020, 10:48
Les deux porcs incriminés avaient été importés illégalement depuis l’Espagne (photo d'illustration).

Les deux porcs testés positifs au syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) dans un élevage proche de Chézard-Saint-Martin n’ont pas contaminé d’autres exploitations. A la suite des premiers résultats tombés en début de semaines, les analyses des exploitations restantes se sont également toutes avérées négatives, annonce le canton de Neuchâtel ce mercredi par voie de communiqué.

Au total, des prises de sang ont été effectuées sur 850 cochons répartis dans cinq exploitations porcines du Val-de-Ruz, situées à moins de cinq kilomètres du foyer, indiquent les autorités. Pour rappel, les deux animaux malades avaient été euthanasiés par mesure de sécurité.

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Individus importés illégalement

Comme indiqué par «ArcInfo» vendredi passé, les deux porcs avaient été importés illégalement depuis l’Espagne. Une personne auditionnée de concert par le Service cantonal des affaires vétérinaire et la police judiciaire a expliqué «être allée voler» les individus dans une grande exploitation de Catalogne «pour les sauver», indique le communiqué.

Proche du milieu des activistes antispécistes romands, elle a été aidée par deux collègues étrangers. Les investigations «se poursuivent» afin de déterminer si d’autres personnes «portent une responsabilité», précise le canton.

«Ces importations illégales doivent cesser», assène ce dernier. «En pensant offrir de meilleures conditions de vie à quelques individus, les personnes qui se livrent à ce trafic risquent de (…) ruiner tous les efforts entrepris depuis des années en Suisse pour préserver la santé de nos animaux de rente.» Une propagation de cette maladie pourrait conduire à l’abattage «de milliers» de porcs et causer «de graves conséquences économiques pour les éleveurs», estiment les autorités.

Le SDRP se transmettant également aux sangliers, des prélèvements sur les individus tués à la chasse ou accidentés seront réalisés pour déterminer si le virus a pu s’installer dans la faune sauvage. Ces mesures seront valables jusqu’au terme de l’année 2020.

par Loïc Marchand