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Une foule immense d?amis et de fans est venue faire la fête à son héros

Plus de 2000 personnes ont accouru samedi aux Bugnenets pour faire sa fête à Didier Cuche. Samedi, la fête en l'honneur de Didier Cuche - organisée par la commune du Pâquier, le Ski club Chasseral-Dombresson-Villiers et le fan's club du champion - a fait Bugnenets combles. Le parking de la station s'est vite retrouvé bondé comme un jour de vacances de Noël enneigé.

21 avr. 2008, 12:00

Tout ce beau monde n'était pas là pour les remonte-pentes, mais pour un fameux... dévalleur de pistes. Un champion de proximité, presque un voisin de palier. Un petit gars «ben ordinaire», comme chante Charlebois, sacré pourtant meilleur descendeur de la planète lors des deux dernières saisons.

«Je suis fier de réunir autant de monde aux Bugnenets, là où j'ai grandi, en face des pistes sur lesquelles j'ai fait mes premières armes», livrait Didier Cuche, ému. Un peu de trac? «Non, plus maintenant! En 1998, quand le succès était tout frais, cela me faisait bizarre! Là, j'ai plus de routine. Le contact avec le public ne me fait pas peur, même si les résultats des deux dernières saisons ont donné une incroyable dimension à l'engouement autour de moi. Il n'y a pas de débordements, mais c'est dur d'avoir cinq minutes pour respirer! Je suis très touché et presque gêné par tous ces compliments...»

L'enthousiasme des fans est en général «acceptable», poursuit le vainqueur de la descente de Kitzbühel. «Tout dépend des gens... Il y a les discrets et les autres, qui ne respectent pas ma sphère privée. Mais je dois l'accepter, cela fait partie de mon métier. C'est plus embêtant pour les gens qui m'accompagnent.» Conséquence: «Je ne vais plus toujours où j'ai envie d'aller.»

Mais au contraire des aimants, le positif repousse le négatif. «Une personne âgée qui a les larmes aux yeux en me disant quelques mots, les yeux des gamins ou de leurs parents qui brillent... Je crois que les gens apprécient les résultats et le personnage. Je me dis que je dois dégager une bonne image. Le public est un très bon miroir.»

Quelques chiffres, enfin et en vrac: 520 tonnes de fonte soulevées chaque année, 12 200 sauts, 150 séances et 450 heures de préparation physique, dont 45 heures passées en équilibre... Un travail de l'ombre qui va bientôt recommencer, et sans lequel un champion, aussi talentueux soit-il, ne trouvera jamais le chemin de la lumière. Il faut le savoir... et s'en souvenir. Le ski n'est pas que paillettes. / PTU

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